En province de Lomami, des voix s’élèvent pour réclamer l’implantation effective de plusieurs services publics essentiels, encore insuffisamment représentés sur le terrain. Parmi les structures citées figurent notamment la Direction générale des douanes et accises, DGDA, l’Office congolais de contrôle, OCC, la Caisse nationale de sécurité sociale, CNSS, la Direction générale des impôts, DGI, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations, DGRAD, la Société nationale d’électricité, SNEL, la Régie de distribution d’eau potable, ainsi que la Banque centrale du Congo, BCC, et d’autres services de l’État.
Pour les acteurs locaux, la présence effective de ces institutions constitue un enjeu majeur de la décentralisation. Ils estiment qu’au-delà de la création administrative de la province, il est nécessaire que les services publics soient réellement implantés dans les différentes entités afin de rapprocher l’administration des citoyens et de faciliter l’accès aux prestations essentielles.
Ces acteurs soulignent également que l’absence ou l’insuffisance de certains services oblige la population, les opérateurs économiques et les agents de l’État à effectuer de longs déplacements pour accéder à certaines prestations. Une situation qui, selon eux, peut également ralentir les activités économiques et compliquer la mobilisation des recettes publiques.
Ils appellent ainsi le gouvernement central à accélérer l’installation effective de ces structures en Lomami, avec des bureaux fonctionnels, des agents qualifiés et les moyens nécessaires à leur fonctionnement.
Pour les défenseurs de cette démarche, l’implantation de la DGDA, de l’OCC, de la CNSS, de la DGI, de la DGRAD, de la SNEL, de la REDECO, de la BCC et d’autres services publics permettrait de renforcer la présence de l’État dans la province, d’améliorer la qualité des services offerts à la population et de créer un environnement plus favorable aux investissements et aux échanges commerciaux.
Les acteurs locaux souhaitent donc que la décentralisation ne reste pas seulement un principe administratif, mais qu’elle se traduise concrètement par une présence renforcée des institutions et des services publics au plus près des populations de Lomami.
Benjamin Lubo Nkongolo, depuis Lomami.