Dans une déclaration accordée à notre rédaction, Maître Assingya a rappelé que la lutte paysanne constitue avant tout un mouvement de revendication mené par les agriculteurs pour obtenir la reconnaissance de leurs droits fondamentaux et de leur rôle central dans la société.
Selon lui, cette mobilisation reste plus que jamais d’actualité dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, qui fragilise fortement les activités agricoles. Il a évoqué les nombreuses difficultés auxquelles font face les producteurs, notamment l’accès aux champs devenu de plus en plus compliquer dans plusieurs zones rurales.
« Aujourd’hui, beaucoup de cultivateurs ne savent plus accéder librement à leurs terres à cause de l’insécurité. Cela menace directement la production alimentaire », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’usage des produits chimiques en agriculture, Maître Assingya s’est montré catégorique en exprimant son opposition à leur utilisation abusive. Il estime que ces substances détériorent progressivement la fertilité des sols et présentent également des risques pour la santé des consommateurs.
« Les produits chimiques détruisent la terre et exposent la population à de graves dangers sanitaires. Nous devons revenir à une agriculture saine et durable », a-t-il soutenu.
Face à cette situation, il recommande au gouvernement de prendre des mesures concrètes en faveur du monde rural, notamment par la sécurisation des zones agricoles, la mise en place d’une protection juridique efficace pour les paysans ainsi qu’un accompagnement technique adapté aux réalités du terrain.
« Le paysan est celui qui nourrit le monde. Sans lui, aucune nation ne peut survivre. Il est temps de lui accorder la place qu’il mérite », a martelé Maître Assingya.
À travers cet appel, ce défenseur du monde rural invite les autorités et la population à une prise de conscience collective sur l’importance stratégique de l’agriculture dans le développement économique et social.