BUTEMBO : pas de journée “ville morte”, la population appelée à travailler normalement

BUTEMBO : pas de journée “ville morte”, la population appelée à travailler normalement

Les mouvements citoyens démentent les rumeurs et rassurent sur la stabilité des activités

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Ange Kavuya

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La synergie des groupes de pression et mouvements citoyens de Butembo met fin aux spéculations autour d’une éventuelle série de journées “ville morte” annoncées pour le début du mois d’avril. Dans une communication officielle, elle appelle la population à vaquer librement à ses occupations ce mercredi 1er avril, tout en dénonçant des informations jugées infondées.

Jean-Prière Kansa, porte-parole de cette synergie, s’est voulu catégorique :


« Les messages qui circulent sur les réseaux sociaux appelant à trois jours de paralysie des activités ne proviennent pas de nous. Ce sont des informations fausses, diffusées par des sources inconnues dans le but de semer la confusion. Notre lutte est pacifique, responsable et orientée vers la stabilité de la région ainsi que le développement de la ville de Butembo. »

Il insiste sur la nécessité de préserver la dynamique économique locale :


« Nous appelons la population à ne pas céder à la désinformation et à continuer ses activités normalement. Bloquer la ville sans raison valable, c’est pénaliser davantage une population déjà éprouvée par de nombreuses difficultés. »

Du côté des habitants, l’impact des mouvements de grève est unanimement décrié. Plusieurs commerçants témoignent :


« Chaque fois qu’il y a une journée ville morte, nos activités sont complètement paralysées. Nous ne vendons rien, mais les charges restent. Cela affecte directement nos revenus et met en danger la survie de nos familles. Nous avons besoin de travailler chaque jour pour vivre. »

Par ailleurs, une lueur d’accalmie est observée dans le secteur du transport. Après deux jours de grève consécutifs à l’enlèvement ciblé de l’un de leurs membres, les conducteurs de Bajaj ont partiellement repris leurs activités ce mardi 31 mars. Toutefois, la situation reste préoccupante, la victime, identifiée sous le nom de Zawadi, demeurant toujours entre les mains de ses ravisseurs, selon des sources locales.

Dans ce contexte fragile, les appels à la responsabilité collective et à la stabilité se multiplient, afin de préserver le tissu économique et social de la ville de Butembo.

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