À Butembo, le changement irrégulier d’option scolaire préoccupe les acteurs du secteur de l’éducation. L’inspecteur Kombi Samuel alerte sur les conséquences que peuvent entraîner des réorientations effectuées sans tenir compte des aptitudes et du projet professionnel de l’élève. Il déconseille particulièrement aux élèves ayant échoué dans leurs options initiales de se tourner automatiquement vers la nutrition, simplement pour poursuivre leur parcours scolaire.
Dans une interview accordée à la RTEE Kivu ce lundi 24 août 2026, l’inspecteur Kombi Samuel explique que le choix d’une option constitue une étape importante dans la construction du parcours scolaire et professionnel d’un élève. Selon lui, une réorientation ne devrait pas être motivée uniquement par la recherche d’une filière dans laquelle l’élève espère éviter l’échec.
Pour cet acteur de l’éducation, changer d’option n’est pas en soi une mauvaise décision lorsqu’il s’agit d’une orientation réfléchie. Le problème apparaît lorsque l’élève abandonne son option initiale sans avoir évalué ses capacités, ses intérêts et les exigences de la nouvelle filière.
« Le changement d’option ne doit pas être considéré comme une simple solution lorsqu’un élève échoue dans sa première orientation. Lorsqu’on choisit une option, il faut être capable de la défendre et de s’y investir sérieusement, parce que cette option prépare déjà le chemin vers une profession. Nous constatons aujourd’hui que certains élèves qui ont échoué dans leurs options de base se dirigent automatiquement vers la nutrition, comme si cette option était une solution de facilité. Nous les mettons en garde, parce qu’une telle démarche peut avoir des conséquences sur leur vie professionnelle future. Il ne suffit pas de changer d’option pour réussir ; il faut surtout choisir une orientation qui correspond à ses capacités, à ses aspirations et dans laquelle on est capable de travailler sérieusement. », explique l’inspecteur Kombi Samuel.
L’inspecteur appelle ainsi les parents à accompagner leurs enfants dans le processus d’orientation scolaire. Il estime que le choix d’une option ne devrait pas être laissé au hasard ni être effectué uniquement en fonction des résultats obtenus dans une autre filière. Les élèves sont également invités à prendre le temps de comprendre les exigences de chaque option avant de s’y engager. Selon l’inspecteur, une bonne orientation peut contribuer à préparer progressivement l’élève à sa future profession.
« Nous demandons aux parents et aux élèves de ne pas prendre le choix d’une option à la légère. Avant de décider, il faut chercher des conseils, suivre les orientations données par les professionnels de l’éducation et surtout connaître les débouchés et les exigences de l’option choisie. L’option que l’élève choisit aujourd’hui peut avoir une influence sur la profession qu’il exercera demain. Il faut donc éviter de changer simplement parce qu’on a échoué ailleurs. La réussite exige de la détermination, du travail et une orientation qui correspond réellement aux capacités et aux objectifs de l’élève. », poursuit-il.
Cette mise en garde intervient alors qu’un mouvement d’élèves ayant échoué dans différentes options vers la filière nutrition est actuellement observé à Butembo.
L’inspecteur Kombi Samuel encourage donc les familles à privilégier une orientation responsable et réfléchie, afin d’éviter que les choix effectués dans la précipitation ne deviennent, à long terme, une source de difficultés dans le parcours professionnel des jeunes.
Dossier Moise Ndungo, depuis Butembo