Et si le piment devenait le nouvel « or rouge » de Butembo ? Malgré sa forte consommation dans les ménages, cette culture reste confrontée à des difficultés de rentabilité sur le marché local, où la demande ne permet pas toujours d’absorber toute la production. L’ingénieur agronome Kakule Katavo Gerlance encourage les agriculteurs à explorer les débouchés internationaux pour mieux valoriser leurs récoltes. Selon lui, le piment produit dans les territoires de Lubero, de Beni et dans la province de l’Ituri représente une opportunité économique qui mérite davantage d’attention.

Exemple de sa production
« La production de piment dans notre région est importante, mais le marché local ne permet pas toujours d’écouler toutes les quantités disponibles. Les agriculteurs doivent donc rechercher d’autres débouchés pour mieux vendre leurs récoltes. Le marché international représente une possibilité à explorer pour améliorer leurs revenus », explique Kakule Katavo Gerlance.
L’agronome estime que cette culture peut contribuer à la diversification des revenus agricoles, à condition que les producteurs s’organisent et disposent de circuits de commercialisation fiables. Il souligne que les difficultés d’accès aux marchés peuvent décourager certains agriculteurs et limiter la rentabilité de leurs activités.
« Le piment peut devenir une culture rentable si les producteurs maîtrisent les techniques de production et disposent de débouchés fiables. Il est important de ne pas se limiter au marché de Butembo, mais de rechercher des opportunités ailleurs. Une meilleure organisation de la filière pourrait permettre aux agriculteurs de tirer davantage profit de cette culture », recommande-t-il.
Le développement de cette filière dépendra notamment de la capacité des producteurs à identifier des acheteurs, à améliorer la qualité de leurs récoltes et à s’adapter aux exigences des marchés ciblés. Ces efforts pourraient contribuer à renforcer la valeur économique du piment dans la région.
Babakar Vikwa, à Butembo