Butembo : « le choix de la faculté devrait privilégier les aptitudes des étudiants plutôt que les pressions familiales » (Muhindo Tasi Jackson)

Butembo : « le choix de la faculté devrait privilégier les aptitudes des étudiants plutôt que les pressions familiales » (Muhindo Tasi Jackson)

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Rédaction RTEE

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Le choix d’une faculté par les nouveaux étudiants devrait avant tout tenir compte de leurs aspirations, de leurs aptitudes et de leurs ambitions professionnelles, plutôt que de résulter d’une imposition parentale ou de la seule recherche d’une formation moins coûteuse. C’est l’avis de l’économiste Muhindo Tasi Jackson, enseignant en gestion des ressources humaines, interrogé par la RTEE Kivu à l’occasion de la rentrée académique en ville de Butembo.

Au troisième jour de cette rentrée, les avis des étudiants divergent. Certains affirment n’avoir pas participé au choix de leur filière, leurs parents ayant pris la décision à leur place. D’autres se réjouissent, en revanche, de poursuivre les études dont ils rêvaient depuis leur enfance, tandis que certains privilégient les établissements en fonction du coût des frais académiques. Pour Muhindo Tasi Jackson, cette diversité de situations souligne l’importance d’une orientation adaptée à chaque étudiant.

« Chaque enfant est différent et possède ses propres aptitudes, ses ambitions et ses rêves. Les parents doivent accompagner leurs enfants dans le choix de la faculté, mais ils ne devraient pas leur imposer une filière simplement parce qu’un autre jeune l’a choisie ou parce qu’elle semble plus avantageuse. L’orientation doit tenir compte de ce que l’étudiant aime et de ce qu’il est capable de faire », estime l’économiste.

Selon cet enseignant en gestion des ressources humaines, une orientation mal adaptée peut compliquer le parcours universitaire et l’insertion professionnelle des jeunes. Il invite ainsi les nouveaux étudiants à s’informer sur les filières, leurs débouchés et les exigences des formations avant de prendre une décision.

« Avant de choisir une faculté, il faut se poser des questions essentielles : quelles sont mes capacités, qu’est-ce qui m’intéresse réellement et quel rôle est-ce que je veux jouer dans la société demain ? Le choix ne doit pas être guidé uniquement par la pression familiale ou par la recherche d’une bourse. Il faut aussi réfléchir aux possibilités professionnelles et aux besoins de la société », conseille Muhindo Tasi Jackson.

Cette réflexion intervient alors que des gradués et licenciés de Butembo dénoncent régulièrement les difficultés d’accès à l’emploi malgré leurs qualifications. Si le choix de la faculté peut influencer le parcours professionnel, le chômage dépend également de plusieurs facteurs, notamment les possibilités d’emploi et l’adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail. Le reportage d’Espéranza Sindani met en lumière les enjeux d’une orientation universitaire réfléchie.

Espéranza Sindani, à Butembo

Tags : # Actualité # Butembo # Nord-Kivu # RDC

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