Butembo : les photographes et cameramen appelés à payer la taxe annuelle de 5 dollars

Butembo : les photographes et cameramen appelés à payer la taxe annuelle de 5 dollars

Les autorités culturelles de Butembo accordent un délai d’un mois aux professionnels de l’image pour régulariser leur situation fiscale avant le lancement d’un recouvrement forcé.

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Ghislain Lukambo

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Le bureau urbain de la Culture et des Arts de Butembo a organisé ce lundi 25 mai une séance de sensibilisation à la culture fiscale à l’intention des photographes et cameramen de la ville. Au cours de cette rencontre, les professionnels de l’image ont été appelés à s’acquitter de la taxe annuelle fixée à cinq dollars américains.

Passé un délai d’un mois, les autorités annoncent qu’un recouvrement forcé sera engagé contre les récalcitrants.

L’activité s’est tenue dans la salle du Centre local d’animation culturelle, CLAC, et a réuni les membres des principales associations des photographes de Butembo, notamment l’APREVU et l’APHOLU.

Selon Mambo Vatsotsi, chef du bureau urbain de la Culture et des Arts, cette démarche vise à assainir la profession et à mettre de l’ordre dans le secteur des métiers de l’image.

« Nous voulons de l’ordre dans ce métier noble. J’invite tous les preneurs d’images à s’acquitter de la taxe annuelle sans bousculade. C’est 5 dollars, pas plus. C’est aussi une question de discipline. Adhérez aux associations pour être reconnus, et exercez votre profession dans la sérénité. Mais ceux qui refusent de se conformer s’exposent au recouvrement forcé », a-t-il déclaré.

De leur côté, les représentants des photographes présents à cette rencontre se disent disposés à respecter leurs obligations fiscales. Ils demandent cependant que l’État garantisse aussi la protection et l’encadrement du secteur.

« Nous saluons cette approche pédagogique du service de la culture. Les membres de l’Aprevu et de l’APHOLU sont disposés à payer la taxe annuelle. Toutefois, nous demandons aussi à l’État de garantir nos droits, de sécuriser notre métier et d’éloigner les intrus qui ternissent l’image de la profession. C’est un partenariat gagnant-gagnant », ont-ils indiqué.

Au-delà de la question fiscale, les autorités culturelles annoncent vouloir lutter contre l’anarchie dans le métier de photographe et de cameraman. Les opérateurs non identifiés, qualifiés de « parvenus », pourraient être exclus des manifestations officielles s’ils ne se font pas enregistrer auprès des structures reconnues et du service de tutelle.

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