À Butembo, les principaux acteurs du secteur de l’éducation se sont réunis ce vendredi 4 septembre 2026 autour du directeur de la province éducationnelle Nord-Kivu 2 pour évaluer l’effectivité de la rentrée scolaire 2026-2027 et examiner l’application des mesures barrières dans les établissements scolaires. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations destinées à favoriser une année scolaire apaisée.
La réunion a réuni notamment les gestionnaires d’écoles, les représentants syndicaux des enseignants, la société civile, les inspecteurs de l’enseignement ainsi que d’autres partenaires du secteur éducatif. Les échanges ont porté sur le déroulement de la rentrée, le respect des mesures de prévention sanitaire et les revendications des enseignants, particulièrement celles liées à l’amélioration de leurs conditions de travail. À l’issue des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants, comme l’explique Mathe Sahanane, président de la société civile de Butembo.
« Nous avons échangé autour de la situation actuelle de la rentrée scolaire, en mettant l’accent sur l’effectivité des cours, mais aussi sur le respect des mesures barrières dans les établissements scolaires. Les différentes parties ont également eu l’occasion d’exprimer leurs préoccupations, notamment celles des enseignants concernant leurs conditions de travail. À l’issue de ces échanges, plusieurs recommandations ont été formulées afin que tous les acteurs puissent travailler dans un climat apaisé et que l’année scolaire 2026-2027 puisse se dérouler normalement, dans l’intérêt des élèves et de l’ensemble de la communauté éducative. », a déclaré Mathe Sahanane.
Une commission de suivi a été instituée à l’issue de cette rencontre. Elle aura notamment pour mission d’examiner, au cas par cas, la mise en œuvre des différentes recommandations et décisions issues des échanges. Pour les participants, ce mécanisme devrait permettre d’assurer un meilleur suivi des engagements pris et de prévenir d’éventuelles tensions susceptibles de perturber le déroulement de l’année scolaire.
« La mise en place de cette commission de suivi est importante parce qu’il ne suffit pas de prendre des recommandations, il faut également veiller à leur application. Cette commission devra donc suivre les différentes décisions prises au cours de cette réunion et analyser les difficultés qui pourraient se présenter sur le terrain. Nous espérons que ce mécanisme permettra de maintenir le dialogue entre les acteurs éducatifs et de contribuer à une année scolaire apaisée, malgré les différentes préoccupations qui existent encore dans le secteur. », a poursuivi le président de la société civile.
Cette concertation intervient alors que les enseignants continuent de réclamer auprès du gouvernement congolais l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment à travers une rémunération jugée digne. Les acteurs éducatifs souhaitent néanmoins que le dialogue se poursuive afin de préserver la continuité des activités scolaires.
Moise Ndungo depuis Butembo