Dans une question écrite adressée au Ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, l’élu évoque une occupation illégale du domaine public, la réduction inquiétante de certaines avenues et l’obstruction de voies essentielles.
« Butembo risque de devenir une ville ingouvernable si l’on continue à vendre les parkings publics, à fermer les servitudes et à construire sans respecter les normes urbanistiques. Nous parlons ici de sécurité publique, de mobilité urbaine et de l’avenir de toute une ville. »
Il cite notamment les avenues des Écoles, Matokeo, Semuliki ainsi que plusieurs ruelles aujourd’hui encombrées.
« Comment les ambulances, les pompiers ou les services de secours pourront-ils intervenir demain si les voies sont occupées ? Il faut une mission urgente d’enquête, un inventaire complet et des sanctions exemplaires. »
Sur place, les entreprises engagées dans les travaux publics tentent de calmer les inquiétudes. L’ingénieur Faustin Musienene déclare :
« Nous comprenons les préoccupations de la population. Mais nous tenons à rassurer que les travaux en cours respectent les nouvelles orientations techniques. L’objectif n’est pas de détruire la ville, mais de la moderniser durablement. »