BUTEMBO : À l'occasion de la Journée mondiale du serpent, Janvier Kambere Mayani spécialiste en gestion des ressources naturelles appelle à protéger les espèces essentielles à l'équilibre de la nature

BUTEMBO : À l'occasion de la Journée mondiale du serpent, Janvier Kambere Mayani spécialiste en gestion des ressources naturelles appelle à protéger les espèces essentielles à l'équilibre de la nature

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Ghislain Lukambo

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À l'occasion de la Journée mondiale du serpent, célébrée le 16 juillet de chaque année, le chef de travaux Janvier Kambere Mayani invite la population à changer son regard sur cet animal souvent redouté. Selon cet enseignant et spécialiste, le serpent ne représente pas uniquement un danger pour l'homme. Il constitue également un maillon indispensable de l'équilibre des écosystèmes et contribue à la préservation de l'environnement ainsi qu'à la recherche scientifique.

Intervenant au cours d'un entretien accordé à la RTEE KIVU, le chef de travaux Janvier Kambere Mayani explique que les serpents remplissent plusieurs fonctions écologiques souvent méconnues par le grand public. En régulant les populations de rongeurs, notamment les rats et les souris, ainsi que de certains insectes, ils limitent les dégâts causés aux cultures et participent au maintien de l'équilibre naturel. Il souligne également que certaines espèces sont utilisées dans la recherche médicale, notamment pour la fabrication de médicaments, tandis que d'autres sont consommées dans certaines régions du monde.

Pour ce spécialiste, les préjugés qui entourent les serpents conduisent souvent à leur destruction systématique, alors qu'ils jouent un rôle précieux dans la biodiversité. Il encourage ainsi la population à mieux connaître ces reptiles et à adopter un comportement responsable lorsqu'elle en rencontre dans leur habitat naturel.

« Le serpent n'est pas seulement un animal dangereux. C'est une espèce qui participe activement à l'équilibre de la nature. En consommant les rats, les souris et plusieurs autres petits animaux, il protège indirectement les cultures et contribue au bon fonctionnement des écosystèmes. Certaines espèces présentent également un intérêt scientifique et médical important. Il est donc nécessaire de les protéger plutôt que de les exterminer systématiquement », a déclaré le chef de travaux Janvier Kambere Mayani.

Le spécialiste a également profité de cette journée pour rappeler les gestes de premiers secours à observer en cas de morsure de serpent. Il déconseille formellement de faire marcher la victime ou de lui donner à boire, des pratiques qui peuvent aggraver son état. Il recommande plutôt d'immobiliser la personne, de maintenir le membre atteint afin de ralentir la propagation éventuelle du venin et de conduire rapidement la victime vers la structure sanitaire la plus proche pour une prise en charge appropriée.

« En cas de morsure, il faut éviter les gestes qui favorisent la circulation du venin dans l'organisme. La victime doit rester calme, être immobilisée et être évacuée sans tarder vers un établissement de santé. Par ailleurs, il faut retenir qu'un serpent n'attaque généralement pas l'être humain sans raison. Il mord le plus souvent lorsqu'il se sent menacé ou surpris. La meilleure attitude consiste donc à éviter de le provoquer et à préserver son habitat naturel », a-t-il insisté.

Instituée pour sensibiliser le public à l'importance des serpents dans la biodiversité, la Journée mondiale du serpent est célébrée chaque 16 juillet. Elle vise à lutter contre les idées reçues entourant ces reptiles, à promouvoir leur conservation et à encourager les bonnes pratiques de prévention des morsures, dans un contexte où de nombreuses espèces sont aujourd'hui menacées par la destruction de leur habitat et les activités humaines.

Esperanza Sindani depuis Butembo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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