C’est un soulagement symbolique mais très attendu. Ce lundi, 620 personnes, hommes, femmes, jeunes, vieux et déplacés de guerre, ont reçu une aide de la mairie de Butembo, après avoir été escroquées par la société FORIC SARLU. Depuis décembre 2025, cette entreprise, sélectionnée par la mairie pour l’assainissement de la ville, exigeait de l’argent contre l’embauche : entre 10 et 100 dollars selon le poste convoité.
« Le montant exigé à chaque demandeur du travail variait entre 10 $ et 100 $, selon le poste à occuper », confirme le reportage de Ghislain Lukambo. Après deux mois de prestations sans salaire, l’entreprise a disparu de Butembo.
C’est alors que le député provincial et défenseur des droits humains, l’honorable Mbenze Yotama, a mené un plaidoyer auprès du maire de la ville.
Grâce à son intervention, la mairie a libéré 2.000 dollars. Une somme répartie ce lundi entre les 620 victimes, en signe de compassion symbolique.
« Ces compatriotes, y compris plusieurs déplacés de guerres, avaient été escroqués », rappelle le député.
De son côté, l’honorable Mbenze salue la réaction du maire :
« Je salue la flexibilité d’esprit de la part du maire de Butembo dans cette affaire. J’appelle également les victimes de l’escroquerie de FORIC à l’apaisement, en attendant que le responsable recherché soit maîtrisé par les services. »
Les bénéficiaires, eux, remercient chaleureusement le « serviteur du peuple ». L’un d’eux témoigne :
« Nous sommes prêts à servir la ville, s’il y a cette fois-ci un partenaire sérieux. »
La société FORIC n’aurait pas seulement escroqué ses ouvriers, mais aussi certains partenaires économiques de Butembo. Depuis mars 2026, l’escroc est introuvable, même pour son employeur.