Bukavu : la CDJP renforce le plaidoyer citoyen face aux enjeux de paix et de sécurité dans l’Est

Bukavu : la CDJP renforce le plaidoyer citoyen face aux enjeux de paix et de sécurité dans l’Est

G

Ghislain Lukambo

47 0

Les enjeux liés à la paix et à la sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo étaient au centre d’un atelier d’échanges organisé ce lundi 11 août 2026 à Bukavu par la Commission diocésaine Justice et Paix, CDJP. Cette rencontre a réuni différents acteurs autour d’une réflexion sur l’évolution du contexte sécuritaire et ses conséquences sur les communautés locales. Au-delà de l’analyse de la situation, les participants ont également été appelés à réfléchir sur les moyens de renforcer le plaidoyer citoyen, notamment à travers l’identification des problèmes prioritaires, des acteurs à interpeller et des canaux les plus appropriés pour porter les préoccupations de la population auprès des décideurs.

Selon Gisèle Mulengezi, chargée de programme à la CDJP, l’objectif de ces échanges est notamment de permettre aux acteurs présents de mieux comprendre les réalités auxquelles les communautés sont confrontées et de transformer leurs préoccupations en actions de plaidoyer structurées.

« Nous avons organisé cet atelier parce que nous estimons qu’il est important de créer un espace où les différents acteurs peuvent échanger sur la situation de paix et de sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Nous devons d’abord comprendre l’évolution du contexte et identifier les conséquences que cette situation produit sur les communautés. Mais il ne suffit pas seulement de constater les problèmes. Nous devons également savoir quelles sont les préoccupations prioritaires de la population, qui sont les personnes ou les institutions capables d’apporter des réponses et quels sont les moyens les plus efficaces pour porter notre plaidoyer. C’est donc une démarche qui vise à renforcer la participation citoyenne et à permettre aux communautés de mieux faire entendre leur voix », a expliqué Gisèle Mulengezi, chargée de programme à la CDJP, au micro d’Eugide Abalawi.

Les échanges ont ainsi porté sur les différentes préoccupations sécuritaires et sociales qui affectent les populations de l’Est du pays, avec l’ambition de dégager des priorités et de renforcer les capacités des acteurs engagés dans le plaidoyer. Pour la CDJP, la participation des citoyens et des organisations locales est essentielle pour faire remonter les réalités vécues sur le terrain et encourager les autorités à apporter des réponses adaptées aux besoins des communautés.

« Nous voulons que les participants repartent avec une meilleure compréhension de leur rôle dans le processus de plaidoyer. Lorsqu’une communauté rencontre un problème, il faut pouvoir le documenter, le considérer comme une priorité et ensuite identifier la cible qui peut réellement agir sur cette question. Il faut également choisir les bons canaux pour transmettre le message afin qu’il puisse être entendu et produire des résultats. Notre objectif est donc de renforcer cette capacité d’analyse et d’action chez les acteurs locaux. La paix et la sécurité ne peuvent pas être l’affaire des seuls décideurs ; les citoyens doivent également participer à la recherche des solutions et faire entendre leurs préoccupations de manière organisée et constructive », a ajouté Gisèle Mulengezi, chargée de programme à la CDJP, au micro d’Eugide Abalawi.

À travers cet atelier, la Commission diocésaine Justice et Paix entend ainsi contribuer au renforcement du dialogue citoyen et du plaidoyer en faveur de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC. Les recommandations issues des échanges devraient servir de base à de futures actions auprès des autorités et autres acteurs susceptibles d’influencer positivement la situation des communautés.

Reportage EUGIDE ABALAWI, depuis Bukavu

Tags : # Actualité # RDC # Sud-Kivu

Articles similaires