Beni : les enseignants du SYECO décrètent une grève illimitée à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027

Beni : les enseignants du SYECO décrètent une grève illimitée à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027

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Ghislain Lukambo

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À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, les enseignants réunis au sein du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), ville de Beni, annoncent une grève illimitée. La décision a été prise mercredi 26 août 2026 au terme d’une assemblée extraordinaire tenue à l’Institut Bungulu-Beni. Les enseignants conditionnent la reprise des cours à la satisfaction de plusieurs revendications, notamment le paiement des enseignants repris sur le listing du mois de juin dernier, la prise en charge des nouvelles unités ainsi que l’adoption de mesures de prévention face aux risques liés à la maladie à virus Ebola.

Cette décision intervient à quelques jours seulement de la rentrée scolaire 2026-2027, faisant planer une incertitude sur la reprise effective des activités scolaires dans plusieurs établissements de la ville de Beni.

Réunis en assemblée extraordinaire à l’Institut Bungulu-Beni, les enseignants membres du SYECO ont examiné leur situation professionnelle et les difficultés auxquelles ils restent confrontés. À l’issue des échanges, ils ont décidé de déclencher une grève illimitée, sans préciser, dans les éléments disponibles, les conditions exactes qui permettraient sa levée.

Parmi les principales revendications formulées figure notamment le paiement des enseignants repris sur le listing du mois de juin dernier. Pour le SYECO, cette situation constitue une préoccupation majeure pour des enseignants qui attendent toujours de bénéficier de leurs rémunérations.

Le syndicat réclame également la prise en charge des nouvelles unités, ces enseignants qui exercent dans les établissements scolaires mais qui ne bénéficient pas encore d’une prise en charge régulière par l’État. Leur situation constitue depuis plusieurs années l’une des revendications récurrentes des organisations syndicales du secteur de l’éducation en République démocratique du Congo.

À ces revendications administratives et salariales s’ajoute une préoccupation sanitaire. Les enseignants de Beni demandent la mise en place de mesures susceptibles de réduire les risques liés à la maladie à virus Ebola dans le milieu scolaire. Cette demande intervient dans un contexte où la question de la prévention demeure particulièrement sensible dans la région.

Pour les enseignants, la sécurité sanitaire des élèves, des enseignants et de l’ensemble du personnel éducatif doit être prise en compte avant la reprise des cours. Ils souhaitent notamment que des dispositions appropriées soient envisagées afin de permettre aux établissements scolaires de fonctionner dans des conditions jugées suffisamment sûres.

Le choix de décréter une grève illimitée à quelques jours de la rentrée traduit ainsi le niveau de préoccupation exprimé par les professionnels de l’éducation. Le mouvement syndical entend faire pression sur les autorités compétentes afin d’obtenir des réponses à ses revendications.

Cette annonce place désormais les autorités éducatives face à un nouveau défi, alors que la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027 est déjà engagée. La résolution de ce différend pourrait être déterminante pour éviter une perturbation du calendrier scolaire dans la ville de Beni.

Le SYECO appelle ainsi à la prise en compte de ses revendications et attend des réponses concrètes de la part des autorités concernées. L’enjeu est également de préserver la continuité de l’éducation des enfants, alors que les familles se préparent à la reprise des cours.

Interrogé sur cette décision prise au cours de l’assemblée extraordinaire, le secrétaire permanent du SYECO à Beni, Ghislain Bambirikire, explique les raisons ayant conduit les enseignants à décréter cette grève et revient sur leurs principales revendications.

Au micro de Faraja Katho, Ghislain Bambirikire  secrétaire permanent du SYECO à Beni :

« Nous avons tenu ce mercredi 26 août 2026 une assemblée extraordinaire à l’Institut Bungulu-Beni pour examiner la situation des enseignants à quelques jours de la rentrée scolaire. Après avoir analysé les différentes difficultés auxquelles nos collègues sont confrontés, nous avons décidé de décréter une grève illimitée. Parmi nos revendications, il y a notamment le paiement des enseignants qui figurent sur le listing du mois de juin dernier. Nous demandons également la prise en charge des nouvelles unités qui continuent à travailler dans des conditions difficiles sans bénéficier de la rémunération et de la reconnaissance qu’elles méritent.

Nous avons aussi soulevé la question de la sécurité sanitaire dans les écoles. Avec les risques liés à la maladie à virus Ebola, nous estimons qu’il est nécessaire que des mesures de prévention soient prises pour protéger les enseignants, les élèves et l’ensemble de la communauté scolaire. Nous ne pouvons pas reprendre les cours comme si de rien n’était sans que les dispositions nécessaires soient mises en place.

Notre décision n’est pas prise pour empêcher les enfants d’étudier. Nous sommes conscients de l’importance de l’éducation et de l’avenir de nos enfants. Mais nous estimons également que les enseignants doivent travailler dans des conditions dignes et sécurisées. Nous demandons donc aux autorités compétentes de prendre en considération nos revendications et d’apporter des réponses concrètes. Tant que ces préoccupations ne seront pas prises en compte, notre mouvement de grève reste maintenu. »

Ainsi, à quelques jours de la rentrée scolaire, la balle est désormais dans le camp des autorités éducatives et administratives. Une réponse rapide aux revendications du SYECO pourrait permettre d’éviter une paralysie des activités scolaires à Beni et de rassurer les enseignants, les élèves ainsi que leurs parents.

La rentrée scolaire 2026-2027 reste donc suspendue à l’évolution de la situation, notamment aux éventuelles négociations entre les autorités compétentes et les représentants des enseignants.

Faraja Katho depuis Beni

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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