Une position des éléments Wazalendo de l’UPLC a été attaquée puis incendiée dans la nuit du mardi au mercredi 12 août 2026 à Kabenete, une entité située à environ 12 kilomètres de Butuhe, chef-lieu du groupement Malio, dans la chefferie de Bashu, territoire de Beni. L’attaque a provoqué un mouvement de panique et le déplacement de plusieurs habitants des villages environnants. Selon Maître Maombi Kahongya, président de la société civile de Bashu, les assaillants, dont l’identité n’est pas encore connue, ont fait incursion dans cette entité aux environs de 23 heures.
Ils auraient d’abord délogé les éléments de l’UPLC avant de mettre le feu aux différentes cabanes constituant leur position. Des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus pendant plusieurs minutes, alimentant la peur au sein de la population.
« Vers 23 heures, nous avons entendu des crépitements d’armes lourdes et légères à Kabenete. Après vérification, nous avons constaté qu’il s’agissait d’une attaque contre une position des éléments UPLC par des hommes armés non identifiés. Ces assaillants ont réussi à déloger les éléments qui occupaient cette position avant d’incendier toutes les cabanes qui s’y trouvaient. Cette situation a créé une grande panique parmi la population et personne ne savait exactement ce qui allait se produire après cette attaque », explique Maître Maombi Kahongya.
La société civile rapporte qu’à la suite de cette attaque, plusieurs habitants de Kabenete, mais aussi de Kahamba, Kisungu et Kyavisogho, ont abandonné leurs maisons pour chercher refuge dans des endroits jugés plus sûrs. Ce déplacement intervient dans un contexte déjà marqué par les inquiétudes sécuritaires dans plusieurs entités de la chefferie de Bashu.
Pour les acteurs de la société civile, cette nouvelle attaque démontre la nécessité d’une présence renforcée des forces régulières de l’État dans cette partie du territoire de Beni. Ils estiment que la protection des civils ne devrait pas reposer uniquement sur les groupes armés locaux et appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour éviter une aggravation de la situation.
« Nous demandons aux autorités de prendre cette situation au sérieux et de restaurer effectivement l’autorité de l’État dans cette partie de la chefferie de Bashu. La population de Kabenete et des villages environnants a besoin d’être protégée. Nous plaidons pour le déploiement des militaires des FARDC dans cette zone afin de sécuriser les habitants, leurs biens et leurs activités. Il faut également rassurer les populations qui ont fui leurs maisons afin qu’elles puissent, lorsque les conditions sécuritaires le permettront, regagner leurs milieux de vie », plaide le président de la société civile de Bashu.
Pour l’heure, aucune information précise n’est disponible sur d’éventuelles pertes en vies humaines ou sur l’identité des assaillants. La société civile appelle à une sécurisation urgente de la zone et à une évaluation de la situation afin de prévenir de nouvelles attaques.
Asifiwe Kagheni depuis Kyondo