La dernière analyse en date est signée du chercheur en relations internationales Kasereka Kiza Omer, qui, dans une déclaration rapportée par Christine Aziza, appelle à une "grande prudence".
Si l'expert reconnaît les avantages diplomatiques potentiels de ce rapprochement avec Washington notamment en termes de pression internationale sur les voisins hostiles, de possible appui militaire et de renforcement de la légitimité du régime, il dresse une liste bien plus longue des périls.
Kasereka Kiza Omer insiste particulièrement sur la fragilité interne de la RDC.
« D'après lui, la RDC a encore beaucoup de problèmes à résoudre avant de s'engager dans un tel accord », explique-t-il, évoquant les défis sécuritaires à l'Est, les tensions sociales et le manque de capacités organisationnelles pour intégrer de nouvelles populations sans créer de frictions.
Mais c'est surtout la référence au passé qui donne du poids à sa mise en garde. L'analyste convoque explicitement l'expérience avec le Rwanda pour justifier ses craintes.
« Il évoque également les expériences du passé avec le Rwanda qui doivent servir de leçon et appeler à la prudence pour ne pas tomber dans les erreurs du passé », rappelle KIZA Omer.
Ce parallèle ravive le souvenir douloureux des mouvements de populations qui, par le passé, ont servi de cheval de Troie à des ambitions politiques et militaires déstabilisatrices dans la région des Grands Lacs.
Alors que la classe politique congolaise se déchire entre partisans d'un sursaut diplomatique et opposants pessimistes, le flou entourant les clauses précises de cet accord migratoire continue d'alimenter un débat national chargé de suspicions et de vieux démons géopolitiques.