TENSIONS AU SEIN DE L’UNION SACRÉE : MODESTE BAHATI LUKWEBO DÉSAVOUÉ PAR SES PROPRES SÉNATEURS.

TENSIONS AU SEIN DE L’UNION SACRÉE : MODESTE BAHATI LUKWEBO DÉSAVOUÉ PAR SES PROPRES SÉNATEURS.

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Yassin K.

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La scène politique congolaise est en pleine ébullition. La récente prise de position de Modeste BAHATI LUKWEBO, deuxième vice-président du Sénat et autorité morale du regroupement AFDC-A, sur la question sensible de la révision constitutionnelle, a déclenché une onde de choc dépassant les clivages habituels.

Un front de désaccord avec l’UDPS

Alors que le débat sur le changement ou la révision de la Constitution de 2006 s'intensifie, Modeste BAHATI LUKWEBO a exprimé des réserves qui ont immédiatement provoqué l'ire du parti présidentiel. L’UDPS, par la voix de son Secrétaire Général Augustin KABUYA, s'inscrit en faux contre les propos du sénateur. Pour le parti au pouvoir, la révision constitutionnelle est un impératif qui semble désormais non négociable, Augustin KABUYA ayant affirmé avec force que cette réforme se ferait pour adapter la loi fondamentale aux réalités du pays.

Le malaise ne AHATI LUKWEBO est ouvertement contesté. Dans une démarche inédite, les sénateurs du regroupement ont choisi de se dés'arrête pas aux frontières des partis alliés. Au sein même de l'AFDC-A, le leadership de Modeste Bsolidariser de leur "autorité morale".

« Ces déclarations n'ont pas été validées en interne et n'engagent que leur auteur », ont laissé entendre plusieurs élus de la chambre haute.

 Les sénateurs frondeurs réaffirment leur soutien total au Chef de l'État et aux orientations de l'Union Sacrée pour la Nation. Ils estiment que les sorties médiatiques de Bahati Lukwebo nuisent à la cohésion de la majorité présidentielle et ne représentent pas la ligne officielle du regroupement.

 Face à ce qu'ils considèrent comme une dérive, ils appellent leur leader à « tirer les conséquences politiques » de ses actes, une formule qui, dans le jargon politique congolais, suggère souvent un retrait ou une mise à l'écart.

Cette crise intervient alors que Modeste Bahati Lukwebo avait déjà manifesté des signes d'insatisfaction concernant la gestion de l'Union Sacrée. Réclamant un poids politique proportionnel à sa force numérique au sein des institutions, il semble aujourd'hui pris entre son ambition de peser davantage et la discipline exigée par la plateforme présidentielle.

L'annonce d'un prochain congrès de l'AFDC-A sera décisive. Ce sera le moment de vérité pour déterminer si le parti restera soudé derrière son fondateur ou s'il subira une scission irréversible au profit de la vision portée par l'UDPS.

Par Moise NDUNGO

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