Des déplacés internes originaires de la province du Sud-Kivu, installés au camp de Humbwe, dans la localité de Kabimba (province du Tanganyika), lancent un appel pressant aux autorités congolaises après la destruction de leurs huttes la semaine dernière. Ils dénoncent des actes de discrimination, des menaces de mort et réclament l'ouverture d'une enquête ainsi que leur transfert vers un site plus sécurisé.
Selon les déplacés, plusieurs abris ont été détruits, laissant de nombreuses familles sans protection et dans une situation de grande vulnérabilité. Les victimes affirment vivre dans un climat de peur permanent, craignant de nouvelles violences qui pourraient compromettre davantage leur sécurité. Les sinistrés indiquent que les conditions de vie se sont considérablement détériorées depuis ces incidents. Outre la perte de leurs habitations de fortune, ils disent être confrontés à des difficultés d'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux services de base, tout en redoutant de nouvelles attaques.
« Nous avons déjà fui les violences dans notre province d'origine pour chercher refuge ici, mais aujourd'hui nous vivons de nouveau dans la peur. Nos huttes ont été détruites et certains d'entre nous reçoivent des menaces. Nous demandons aux autorités de venir constater ce qui s'est passé, d'ouvrir une enquête et de nous transférer dans un endroit où nos familles pourront vivre en sécurité », a témoigné une déplacée du camp de Humbwe.
Les déplacés demandent aux autorités provinciales et nationales de diligenter une enquête afin d'établir les responsabilités dans la destruction des abris et de prendre les mesures nécessaires pour assurer leur protection. Ils souhaitent également que les organisations humanitaires puissent renforcer leur assistance en faveur des familles les plus affectées.
« Nous ne demandons qu'à vivre en paix. Nous avons besoin d'un site où les femmes, les enfants et les personnes âgées seront protégés. Nous espérons que notre appel sera entendu afin que nous puissions retrouver un minimum de dignité et reconstruire nos vies dans des conditions plus humaines », a ajouté une autre déplacée.
Face à cette situation, les déplacés appellent les autorités compétentes, les partenaires humanitaires et les organisations de protection à intervenir rapidement pour évaluer les besoins sur le terrain, renforcer les dispositifs de sécurité et garantir le respect des droits fondamentaux des personnes déplacées internes.
Egide ABALAWI depuis le Sud-Kivu