Plus de deux semaines après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le village de Mutale-Bichuva, dans le groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe, plusieurs dizaines de ménages sinistrés peinent encore à retrouver des conditions de vie normales. La destruction de maisons, de champs agricoles et de certaines infrastructures continue d'affecter les habitants, confrontés désormais à une situation humanitaire jugée préoccupante.
La Jeunesse territoriale de Kalehe tire la sonnette d'alarme et appelle les autorités ainsi que les organisations humanitaires à intervenir rapidement en faveur des familles touchées. Selon cette structure, les conséquences des intempéries dépassent les dégâts matériels, avec notamment une menace grandissante sur la sécurité alimentaire dans cette partie du territoire.
Plusieurs champs auraient été détruits ou fortement endommagés par les eaux, privant ainsi des familles de leurs principales sources de nourriture et de revenus. Cette situation risque d'aggraver la vulnérabilité des ménages, particulièrement ceux qui dépendent essentiellement de l'agriculture pour leur survie.
Yves Heri, secrétaire adjoint du Conseil territorial de la jeunesse de Kalehe, décrit la situation au micro d'Eugide Abalawi :
« Plus de deux semaines après les pluies qui ont frappé Mutale-Bichuva, plusieurs familles sinistrées vivent encore dans des conditions très difficiles. Beaucoup ont perdu leurs maisons et leurs champs, qui constituaient leur principale source de nourriture et de revenus. Aujourd'hui, la situation devient préoccupante et nous craignons une aggravation de l'insécurité alimentaire si aucune assistance n'arrive rapidement. »
La destruction des infrastructures constitue également une préoccupation majeure. Certaines voies de communication et autres ouvrages auraient été endommagés, compliquant davantage les déplacements des populations et l'acheminement éventuel de l'aide humanitaire. Pour la Jeunesse territoriale de Kalehe, une réponse urgente est nécessaire afin d'éviter que cette catastrophe naturelle ne se transforme en crise humanitaire plus importante. Elle demande notamment l'identification des familles les plus vulnérables et la mise en place d'une assistance adaptée à leurs besoins.
Poursuivant son intervention, Yves Heri appelle à une mobilisation rapide des autorités et des partenaires humanitaires :
« Nous demandons aux autorités territoriales et provinciales, ainsi qu'aux organisations humanitaires, de ne pas attendre que la situation se dégrade davantage avant d'intervenir. Il faut apporter une assistance aux familles qui ont tout perdu, notamment en vivres et en biens essentiels, mais aussi penser à la réhabilitation des infrastructures qui ont été endommagées par ces pluies. »
La jeunesse de Kalehe estime également que la réponse ne devrait pas se limiter à une aide d'urgence. Elle plaide pour des actions permettant aux populations sinistrées de reprendre progressivement leurs activités agricoles et économiques, afin de retrouver leur autonomie. La réhabilitation des champs détruits et des infrastructures affectées est ainsi présentée comme une priorité pour permettre aux habitants de reconstruire leurs moyens de subsistance.
Face à l'urgence, le responsable de la jeunesse territoriale insiste sur la nécessité d'une réponse durable :
« L'aide d'urgence est importante, mais elle ne suffira pas à résoudre le problème. Les familles doivent pouvoir reprendre leurs activités et retrouver leurs moyens de subsistance. Nous plaidons donc pour un accompagnement qui permette de réhabiliter les infrastructures, soutenir les agriculteurs et aider les victimes à reconstruire progressivement leur vie. »
En attendant une éventuelle intervention des autorités et des partenaires humanitaires, les familles sinistrées de Mutale-Bichuva continuent de faire face aux conséquences de ces intempéries, dans un contexte où les difficultés économiques et sécuritaires rendent leur situation encore plus fragile.
La Jeunesse territoriale de Kalehe appelle donc à une action rapide et coordonnée afin de répondre aux besoins immédiats des victimes et de prévenir une détérioration de la situation alimentaire dans le groupement de Kalonge.
Eugide Abalawi, depuis Kalehe, au Sud-Kivu.