La zone de santé de Ruzizi, particulièrement l’agglomération de Kiliba, fait face à une flambée de choléra depuis le début du mois d’octobre. Plus de 20 cas ont déjà été recensés au centre hospitalier de Kiliba-CEPAC, selon le médecin directeur de cet établissement, le docteur Imani Luhande. Aucun décès n’a encore été signalé, mais la situation suscite des inquiétudes, notamment en raison de la vulnérabilité des enfants et des femmes enceintes.
D’après le docteur Imani Luhande, les équipes médicales poursuivent la prise en charge des patients dans un contexte qui nécessite une vigilance accrue. Il appelle la population à renforcer les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, la consommation d’eau potable et la bonne gestion des aliments, afin de limiter la propagation de la maladie.
« Nous avons déjà enregistré plus de vingt cas de choléra dans notre structure depuis le début du mois d’octobre. Jusqu’à présent, aucun décès n’a été signalé, mais nous devons rester vigilants, particulièrement pour les enfants et les femmes enceintes, qui font partie des personnes les plus vulnérables », explique le docteur Imani Luhande.
Le médecin directeur sollicite par ailleurs l’appui des partenaires humanitaires et sanitaires afin de renforcer les capacités de prise en charge des malades. Il estime qu’un accompagnement supplémentaire permettrait de mieux répondre aux besoins des patients et de soutenir les efforts engagés contre cette flambée de choléra dans la zone de santé de Ruzizi.
Il exhorte enfin toute personne présentant des symptômes évocateurs du choléra, notamment une diarrhée aqueuse aiguë, à se rendre sans tarder dans une structure de santé. Une prise en charge rapide, associée au respect des règles d’hygiène, demeure essentielle pour prévenir les complications et réduire les risques de décès.
Eugide Abalawi, au Sud-Kivu