Les habitants de la République Démocratique du Congo, particulièrement ceux du Sud-Kivu, sont appelés à changer certaines habitudes pour mieux faire face au réchauffement climatique, dont les effets se font de plus en plus ressentir sur les populations et l'environnement dans cette partie du pays.
C'est l'appel lancé par l'environnementaliste Gérard Kugwasa, qui recommande notamment de privilégier les énergies moins polluantes, de protéger les arbres et d'éviter les feux de brousse, pratiques encore courantes dans plusieurs zones rurales de la province.
« Le réchauffement climatique n'est plus une menace lointaine, c'est une réalité que nous vivons déjà à travers les perturbations que nous observons dans les saisons, les pluies de plus en plus irrégulières et la dégradation continue de notre environnement. Il devient urgent que chaque habitant du Sud-Kivu change certaines de ses habitudes quotidiennes s'il veut préserver un avenir viable pour les prochaines générations », a déclaré Gérard Kugwasa au micro d'Eugide Abalawi.
L'environnementaliste insiste particulièrement sur trois axes qu'il juge prioritaires pour limiter l'impact des activités humaines sur le climat local.
« Nous recommandons vivement de privilégier les énergies moins polluantes dans nos ménages, de protéger nos arbres qui jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et la prévention de l'érosion, et surtout d'éviter les feux de brousse, une pratique encore très répandue chez nous mais qui contribue énormément à la dégradation de nos écosystèmes et à l'aggravation du réchauffement climatique », a-t-il poursuivi.
Gérard Kugwasa insiste par ailleurs sur la nécessité d'une prise de conscience collective face aux perturbations climatiques et à leurs conséquences directes sur les populations et l'environnement du Sud-Kivu.
« Il ne s'agit plus seulement d'une responsabilité individuelle, mais d'une prise de conscience collective qui doit impliquer chaque famille, chaque communauté et chaque autorité locale. Les conséquences du réchauffement climatique touchent directement notre agriculture, notre santé et notre cadre de vie. Nous devons tous agir maintenant, avant que la situation ne devienne irréversible », a-t-il conclu.
L'environnementaliste appelle ainsi les autorités provinciales, les organisations de la société civile et l'ensemble de la population du Sud-Kivu à s'engager davantage dans des actions concrètes de protection de l'environnement, afin de limiter les effets déjà visibles du dérèglement climatique dans la région.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu