La montée des violences à caractère coutumier dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu, continue de susciter des inquiétudes parmi les acteurs politiques et sociaux. Le député provincial Mungwakonkwa Justin dénonce des actes qu'il qualifie d'inhumains, visant notamment des personnes originaires d'autres territoires, et appelle les autorités provinciales à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques.
Cette réaction intervient après un nouvel assassinat enregistré le 29 juillet dernier dans le territoire de Shabunda. Pour l'élu provincial, ce drame s'ajoute à une série d'incidents similaires qui traduisent, selon lui, une dégradation du climat social et sécuritaire dans cette partie de la province.
Le député estime que les différends d'ordre coutumier ne peuvent en aucun cas justifier des violences contre des citoyens ou des violations des droits fondamentaux. Il appelle les autorités compétentes à intervenir afin de protéger les populations et de garantir la justice aux victimes.
« Nous ne pouvons pas accepter que des citoyens soient traités de manière inhumaine à cause de leur origine ou de leur appartenance à un autre territoire. Les conflits coutumiers doivent trouver des solutions par le dialogue et par les mécanismes légaux, jamais par la violence. », a déclaré le député provincial Mungwakonkwa Justin.
Selon cet élu, la répétition des actes de violence risque d'aggraver les divisions entre communautés et de fragiliser davantage la cohésion sociale dans le territoire de Shabunda. Il invite ainsi le gouvernement provincial du Sud-Kivu à renforcer les mécanismes de prévention des conflits, à assurer la protection des habitants et à engager des poursuites contre les auteurs des violences signalées.
« Nous demandons aux autorités provinciales de prendre leurs responsabilités pour mettre fin à ces pratiques. La population a besoin de vivre dans un climat de paix et de sécurité, où les droits de chaque citoyen sont respectés sans distinction d'origine. », a insisté Mungwakonkwa Justin.
Les acteurs de la société civile de la région estiment également que la multiplication des conflits à caractère coutumier constitue une menace pour la stabilité locale. Ils plaident pour le renforcement des initiatives de médiation communautaire et la sensibilisation des populations au respect des droits humains.
Pour plusieurs observateurs, la résolution durable de ces tensions nécessite l'implication conjointe des autorités administratives, des chefs coutumiers, des leaders communautaires et des organisations citoyennes.
Alors que les habitants de Shabunda restent préoccupés par cette situation, les appels se multiplient pour une intervention rapide des autorités afin d'éviter une escalade des violences et de préserver la cohésion entre les différentes communautés vivant dans ce territoire du Sud-Kivu.
Reportage Egide Abalawi depuis Goma