Sud-Kivu : le chercheur Mulume Téophile plaide pour une meilleure complémentarité entre médecine traditionnelle et médecine moderne

Sud-Kivu : le chercheur Mulume Téophile plaide pour une meilleure complémentarité entre médecine traditionnelle et médecine moderne

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Ghislain Lukambo

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La médecine traditionnelle et la médecine moderne devraient dépasser leurs divergences pour favoriser une collaboration fondée sur la complémentarité, la recherche et le respect des normes sanitaires. C’est la conviction du chercheur Mulume Téophile, qui plaide pour un rapprochement entre tradipraticiens, chercheurs et professionnels de santé afin de mieux encadrer les pratiques traditionnelles et valoriser les ressources naturelles disponibles.

Pour lui, le renforcement de la recherche sur les plantes médicinales pourrait contribuer à améliorer la sécurité, l’accessibilité et l’adaptation des soins aux réalités des communautés. Mulume Téophile s’exprime au micro d’Eugide Abalawi.

Le chercheur estime que les deux approches ne devraient pas être considérées comme concurrentes. Selon lui, une collaboration structurée permettrait notamment de mieux documenter les pratiques de médecine traditionnelle, d’identifier les propriétés thérapeutiques de certaines plantes et de réduire les risques liés à leur utilisation sans encadrement scientifique.

Mulume Téophile insiste sur la nécessité d’établir des passerelles entre les différents acteurs du secteur :

« Nous devons dépasser les divergences qui existent entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne pour comprendre que les deux peuvent être complémentaires. Les tradipraticiens disposent d’un savoir qui mérite d’être étudié, documenté et encadré, tandis que les chercheurs et les professionnels de santé disposent des outils scientifiques nécessaires pour évaluer les pratiques et les produits utilisés. Il est donc important de créer un véritable rapprochement entre ces différents acteurs afin que les ressources naturelles puissent être valorisées dans le respect des normes sanitaires. Nous devons surtout investir davantage dans la recherche sur les plantes médicinales, parce qu’il ne suffit pas de connaître une plante ou de constater qu’elle est utilisée depuis longtemps ; il faut également déterminer son efficacité, ses indications, ses risques et les conditions dans lesquelles elle peut être utilisée en toute sécurité, » Mulume Téophile, chercheur, au micro d’Eugide Abalawi.

Mulume Téophile appelle ainsi à la mise en place d’un cadre favorisant les échanges entre les détenteurs des savoirs traditionnels, les scientifiques et les praticiens de la médecine moderne. Une telle démarche, estime-t-il, pourrait contribuer à une meilleure prise en charge des besoins sanitaires de la population, tout en préservant et en valorisant les connaissances locales.

Eugide Abalawi, depuis Bukavu.

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