Les acteurs locaux dénoncent la poursuite des bombardements et appellent à une protection urgente des populations civiles affectées par la crise humanitaire La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. La société civile locale a lancé un nouvel appel aux autorités nationales, aux acteurs humanitaires et à la communauté internationale pour renforcer la protection des populations civiles confrontées à une recrudescence des violences dans les hauts et moyens plateaux.
Dans une note d'information rendue publique, cette structure citoyenne dénonce la poursuite des bombardements dans plusieurs zones, l'aggravation de la crise humanitaire ainsi que le non-respect des engagements pris dans le cadre des différents processus de paix visant à ramener la stabilité dans cette partie de la province. Selon la société civile de Fizi, les populations civiles restent les principales victimes de cette situation, avec des déplacements forcés, des pertes en vies humaines et des difficultés croissantes d'accès aux services essentiels. Elle appelle les parties prenantes au conflit à respecter leurs engagements et à privilégier les voies pacifiques pour mettre fin aux violences.
« La situation dans les hauts et moyens plateaux de Fizi devient de plus en plus inquiétante. Les populations civiles continuent de subir les conséquences directes des affrontements, notamment à travers les bombardements, les déplacements et la peur permanente. Nous constatons une aggravation de la crise humanitaire parce que plusieurs familles ont quitté leurs villages pour chercher refuge ailleurs, tandis que l'accès aux soins, à l'alimentation et aux autres besoins de base devient de plus en plus difficile. Nous demandons aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour protéger les civils et garantir leur sécurité. La population ne peut pas continuer à payer le prix des conflits qui se prolongent dans cette partie du pays. », a indiqué un responsable de la société civile de Fizi.
Les acteurs de la société civile regrettent également que les différents engagements pris dans le cadre des initiatives de paix n'aient pas encore produit les résultats attendus sur le terrain. Ils estiment que le retour durable de la paix nécessite la mise en œuvre effective des accords conclus et un suivi régulier des mécanismes de résolution des conflits. La société civile appelle ainsi à une implication renforcée de toutes les parties prenantes afin de mettre fin aux violences et d'ouvrir la voie à une solution durable.
« Les processus de paix ne doivent pas rester uniquement des déclarations ou des signatures sur des documents. Ils doivent se traduire par des actes concrets sur le terrain, notamment par l'arrêt des hostilités, la protection des populations et la restauration de la confiance entre les communautés. Nous exhortons toutes les parties impliquées à respecter leurs engagements et nous appelons les autorités provinciales et nationales ainsi que les partenaires internationaux à ne pas abandonner les populations de Fizi qui ont besoin d'une réponse urgente. La priorité aujourd'hui doit être la sauvegarde des vies humaines et la restauration d'un climat de sécurité durable. », a ajouté la société civile.
Face à cette situation, les habitants des hauts et moyens plateaux de Fizi espèrent une intervention rapide des autorités afin de mettre fin aux violences et de permettre aux familles déplacées de regagner leurs milieux d'origine dans des conditions sécurisées.
Eugide Abalawi