Sud-Kivu : la guerre paralyse les initiatives de valorisation de la biodiversité dans la plaine de la Ruzizi

Sud-Kivu : la guerre paralyse les initiatives de valorisation de la biodiversité dans la plaine de la Ruzizi

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Rédaction RTEE

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Le contexte sécuritaire dans l’est de la RDC a fortement perturbé les initiatives de valorisation et de conservation de la biodiversité dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu. Selon la société civile environnementale, le parc communautaire de Kahuzi-Biega, lancé notamment pour contribuer à la protection de cet espace et au développement des communautés locales, a vu plusieurs de ses activités paralysées par la situation sécuritaire.

Pour Josué Aruna, président de la société environnementale au Sud-Kivu, l’insécurité a considérablement réduit les possibilités d’intervention sur le terrain, affectant à la fois les actions de conservation et les initiatives destinées aux communautés locales.

« La situation sécuritaire que nous connaissons dans l’est de la République démocratique du Congo a beaucoup impacté les initiatives de valorisation de notre biodiversité dans la plaine de la Ruzizi. Le parc communautaire de Kahuzi-Biega avait été mis en place avec l’objectif de contribuer à la protection de cet espace, tout en permettant aux communautés locales de bénéficier des retombées de cette conservation. Malheureusement, avec la guerre, plusieurs activités ont été paralysées et les acteurs ne peuvent plus travailler normalement sur le terrain. » Josué Aruna, président de la société environnementale au Sud-Kivu.

La société civile environnementale se veut néanmoins optimiste quant à une éventuelle reprise des activités. Elle souhaite que les futures actions accordent une attention particulière aux communautés autochtones pygmées, tout en renforçant les mécanismes de protection de la biodiversité dans cette partie du Sud-Kivu.

« Nous espérons qu’avec l’amélioration de la situation, les activités pourront reprendre progressivement. Il est important de relancer les initiatives en faveur des communautés autochtones pygmées, mais aussi de poursuivre les efforts de conservation de la biodiversité. La protection de la nature doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de vie des populations qui vivent autour de ces espaces. Nous appelons donc tous les acteurs concernés à préparer la reprise de ces activités dès que les conditions le permettront. » Josué Aruna, président de la société environnementale au Sud-Kivu.

Pour les acteurs environnementaux, la relance de ces initiatives dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire. Ils espèrent que la reprise des activités permettra de restaurer les actions de conservation et de développement communautaire interrompues par le conflit.

Eugide Abalawi, au Sud-Kivu

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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