La zone de santé de Mulungu, située dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu, fait face à une recrudescence préoccupante des cas de choléra. Pour contenir la propagation de cette maladie hydrique, les autorités sanitaires ont lancé une riposte d'urgence combinant prise en charge des malades, surveillance épidémiologique et sensibilisation communautaire. Le médecin-chef de zone, le Dr Pacifique Kapimbu Wilondja, appelle la population à respecter strictement les mesures d'hygiène et à collaborer avec les équipes de santé déployées sur le terrain.
La résurgence du choléra préoccupe les responsables sanitaires de Mulungu. Cette maladie, qui se transmet principalement par l'eau et les aliments contaminés, continue de menacer plusieurs communautés où les difficultés d'accès à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement favorisent sa propagation. Face à cette situation, les équipes médicales ont renforcé les mécanismes de surveillance afin d'identifier rapidement les nouveaux cas, d'assurer leur prise en charge et de limiter les risques de contamination dans les ménages et les villages affectés. Des activités de sensibilisation sont également menées auprès des populations pour promouvoir les bonnes pratiques d'hygiène.
Joint par notre correspondant Eugide Abalawi, le médecin-chef de la zone de santé de Mulungu, le Dr Pacifique Kapimbu Wilondja, a indiqué que la réussite de la riposte dépendra largement de l'implication des communautés.
« Nous avons déclenché une riposte d'urgence parce que chaque heure compte lorsqu'une épidémie de choléra est déclarée. Nos équipes interviennent sur plusieurs fronts : la prise en charge des malades, la surveillance des cas, la désinfection des foyers touchés ainsi que la sensibilisation des populations. Mais ces efforts ne produiront les résultats attendus que si chaque habitant respecte les mesures d'hygiène recommandées. Il est indispensable de boire de l'eau potable ou préalablement traitée, de se laver régulièrement les mains au savon, d'utiliser correctement les latrines et de consulter immédiatement une structure sanitaire dès l'apparition des premiers symptômes. », a expliqué le docteur Pacifique Kapimbu Wilondja.
Les autorités sanitaires rappellent que le choléra peut évoluer très rapidement vers des complications graves en l'absence d'une prise en charge précoce. Elles invitent les familles à signaler sans délai tout cas suspect aux centres de santé afin de permettre une intervention rapide des équipes médicales. Le médecin-chef de zone insiste également sur la nécessité d'une collaboration étroite entre les communautés, les leaders locaux, les relais communautaires et les professionnels de santé pour interrompre la chaîne de transmission de la maladie.
« Nous demandons à toute la population de faire confiance aux équipes sanitaires et de collaborer pleinement avec elles. Il ne faut ni cacher les malades ni céder aux rumeurs ou à la désinformation. La lutte contre le choléra est une responsabilité collective. Si chacun applique les gestes de prévention et facilite le travail des agents de santé, nous pourrons maîtriser cette flambée épidémique et protéger les communautés les plus exposées. Nous appelons également les partenaires à soutenir les efforts de riposte afin de renforcer les capacités de prise en charge et les activités de prévention sur l'ensemble de la zone de santé. », a conclu le docteur Pacifique Kapimbu Wilondja.
Les services sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de sensibilisation et de prise en charge des patients, tout en exhortant les populations à observer rigoureusement les règles d'hygiène pour limiter la propagation de cette épidémie dans le territoire de Shabunda.
Depuis le Sud-Kivu, Egide Abalawi