À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les déchets plastiques, des voix s’élèvent à Bukavu pour appeler à un durcissement des mesures de lutte contre la pollution liée au plastique. Parmi elles, celle du professeur Fabrice Nfwamba, qui plaide pour une réforme globale allant de la taxation des importateurs à la promotion des alternatives écologiques.
Dans la ville de Bukavu, la problématique des déchets plastiques demeure une préoccupation majeure pour les autorités environnementales et les acteurs de la société civile. La prolifération des sachets et bouteilles en plastique continue d’impacter négativement l’environnement, notamment les cours d’eau, les caniveaux et les espaces publics, aggravant ainsi les risques d’insalubrité et d’inondations.
À l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique, le professeur Fabrice Nfwamba estime que la lutte contre cette forme de pollution doit désormais passer par des mesures plus strictes et mieux structurées. Selon lui, les actions de sensibilisation seules ne suffisent plus face à l’ampleur du phénomène.
Dans un entretien accordé à Eugide Abalawi, cet expert en environnement propose une série de pistes de solutions qu’il juge prioritaires pour réduire durablement l’impact des déchets plastiques dans la province du Sud-Kivu.
« Il est temps de passer à des mesures plus contraignantes. Nous devons envisager la taxation des importateurs de produits conditionnés dans des bouteilles en plastique, afin de responsabiliser davantage les acteurs économiques. Il faut également renforcer les unités de recyclage et de valorisation des déchets, car le plastique peut être transformé et réutilisé. Enfin, la promotion des emballages réutilisables ou biodégradables doit devenir une priorité nationale et locale », a déclaré le professeur Fabrice Nfwamba.
Selon lui, la gestion des déchets plastiques ne peut être efficace sans une implication conjointe des autorités publiques, du secteur privé et des consommateurs. Il insiste sur la nécessité de développer une économie circulaire capable de transformer les déchets en ressources utiles, tout en réduisant la pression sur l’environnement. Le professeur Nfwamba rappelle également que les effets de la pollution plastique ne se limitent pas à l’esthétique urbaine, mais touchent directement la santé publique, la biodiversité et la qualité de vie des populations.
À travers cette réflexion, les experts environnementaux appellent les décideurs à intégrer la lutte contre les déchets plastiques dans les politiques publiques prioritaires, afin de préserver les écosystèmes et garantir un cadre de vie sain aux générations futures.
Eugide ABALAWI depuis le Sud-Kivu