À Uvira, dans le Sud-Kivu, des Congolais revenus du Burundi disent vivre dans une situation de grande précarité après plusieurs jours passés dans les camps de réfugiés de Busuma et Ruyigi. Face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis leur retour, le Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs appelle le gouvernement congolais et les organisations humanitaires, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, HCR, à intervenir en leur faveur.
Selon Alphonse Mufariji, coordonnateur de cette structure citoyenne, ces retournés ont besoin d’une assistance urgente pour faire face à leurs besoins essentiels. Il estime que leur situation nécessite une réponse concertée des autorités et des organisations humanitaires afin de leur permettre de retrouver des conditions de vie acceptables.
« Ces Congolais sont revenus du Burundi après avoir passé plusieurs jours dans les camps de Busuma et de Ruyigi, mais leur retour ne signifie pas que leurs difficultés sont terminées. Beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans une grande précarité et manquent de moyens pour répondre à leurs besoins essentiels. Nous demandons au gouvernement et aux organisations humanitaires, particulièrement au HCR, de se pencher rapidement sur leur situation et de leur apporter l’assistance dont ils ont besoin », explique Alphonse Mufariji.
Pour attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de vie, ces retournés annoncent l’organisation d’une marche pacifique ce mercredi 23 septembre à Uvira. Le coordonnateur du Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs appelle les autorités à considérer cette démarche comme un cri d’alarme et à privilégier le dialogue avec les personnes concernées.
« La marche que ces retournés prévoient d’organiser est avant tout une manière pacifique de faire entendre leur voix et de montrer aux autorités ainsi qu’aux partenaires humanitaires la réalité qu’ils vivent. Nous demandons que cette initiative soit encadrée dans la paix et que les revendications de ces familles soient entendues. Il est important qu’une réponse soit apportée rapidement, notamment en matière d’assistance et d’accompagnement, pour que ces personnes qui ont déjà connu le déplacement puissent retrouver une vie digne dans leur propre pays », a déclaré Alphonse Mufariji.
La situation de ces retournés remet ainsi au centre des préoccupations la question de leur réintégration et de leur prise en charge après leur retour en République démocratique du Congo. Leur marche annoncée devrait permettre de porter davantage leurs revendications auprès des autorités et des acteurs humanitaires présents à Uvira.
Eugide Abalawi