À Kamituga, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, les motocyclistes observent un deuxième jour sans activité pour protester contre la multiplication des barrières de contrôle et les montants qu’ils disent être contraints de payer. Cette situation perturbe fortement les déplacements dans cette ville où la moto constitue l’un des principaux moyens de transport. Face à cette situation, la société civile de Wamuzimu appelle les autorités et les motocyclistes au dialogue afin de trouver une solution durable.
Selon les informations recueillies dans la région, l’arrêt des activités des motocyclistes affecte particulièrement les déplacements des habitants qui dépendent largement de ce moyen de transport pour leurs activités quotidiennes. Les conducteurs dénoncent notamment la présence de plusieurs barrières de contrôle sur les axes de la ville et les différents paiements auxquels ils seraient soumis. Ils maintiennent ainsi leur mouvement de protestation en attendant une réponse à leurs revendications.
La société civile de Wamuzimu dit comprendre les préoccupations exprimées par les motocyclistes, tout en appelant à privilégier le dialogue pour éviter que cette situation ne s’installe dans la durée. Pour Bienfait Fazili, coordonnateur du cadre de concertation de la société civile de Wamuzimu, les autorités compétentes et les représentants des motards doivent se retrouver autour d’une même table afin d’examiner les différentes revendications et d’identifier des solutions acceptables pour toutes les parties.
« Nous appelons les autorités à écouter les revendications des motocyclistes et à engager un dialogue avec eux. Les motards ont leurs préoccupations, notamment concernant les barrières et les différents montants qu’ils disent payer. Mais il faut éviter que cette situation pénalise davantage la population, car à Kamituga, beaucoup de personnes dépendent de la moto pour se déplacer. Nous pensons qu’une rencontre entre les autorités, les services concernés et les représentants des motocyclistes peut permettre d’identifier les problèmes et de trouver une solution durable », a déclaré Bienfait Fazili.
La société civile plaide également pour une clarification des mécanismes de contrôle et des paiements imposés aux motocyclistes, afin d’éviter la multiplication des barrières et les incompréhensions entre les conducteurs et les services de l’État. Elle appelle les motocyclistes à privilégier des moyens pacifiques d’expression et les autorités à apporter une réponse aux préoccupations soulevées, dans l’intérêt de la mobilité de la population et de l’économie locale.
Le deuxième jour de cette mobilisation continue ainsi de peser sur les activités quotidiennes à Kamituga, tandis que l’appel au dialogue lancé par la société civile de Wamuzimu reste au centre des attentes pour une sortie de crise.
Eugide Abalawi depuis Kamituga