Trois personnes sont mortes en l’espace de 72 heures dans l’aire de santé de Chaminunu, située dans la zone de santé de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, à la suite d’une maladie diarrhéique suspectée d’être le choléra. Face à cette situation sanitaire préoccupante, le mouvement citoyen Observatoire d’Actions Parlementaires et Gouvernementales (OBAPG), noyau de Kalonge, alerte sur les difficultés de prise en charge des malades et appelle les partenaires sanitaires à intervenir en urgence pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines.
Selon Yoweli Nyarubingu, militant de l’OBAPG à Kalonge, l’absence de prise en charge adéquate et les difficultés rencontrées par les structures sanitaires locales compliquent la riposte face à cette menace. Il estime qu’une intervention rapide est nécessaire pour secourir les personnes malades et limiter la propagation de cette affection au sein de la communauté.
« Nous sommes préoccupés par la situation qui prévaut dans l’aire de santé de Chaminunu, où trois personnes ont perdu la vie en l’espace de 72 heures à la suite d’une maladie diarrhéique suspectée d’être le choléra. Les difficultés de prise en charge des malades constituent une source d’inquiétude. Nous lançons un appel urgent aux autorités sanitaires et aux partenaires humanitaires pour qu’ils apportent une assistance aux personnes affectées », alerte Yoweli Nyarubingu.
Le mouvement citoyen souligne également la nécessité de renforcer les moyens disponibles dans la zone de santé de Kalonge afin de permettre aux équipes médicales de répondre efficacement à cette situation. Au-delà de la prise en charge des malades, il appelle à des mesures de prévention et de sensibilisation de la population sur les pratiques d’hygiène susceptibles de réduire les risques de transmission des maladies diarrhéiques.
« Nous demandons aux partenaires sanitaires de se mobiliser rapidement pour soutenir la zone de santé de Kalonge. Il faut que les personnes malades puissent accéder aux soins dans les meilleurs délais et que des mesures préventives soient renforcées dans les communautés concernées. Notre crainte est de voir le nombre de victimes augmenter si une réponse appropriée tarde à être mise en place », insiste-t-il.
En attendant une confirmation médicale de l’origine de ces décès, la maladie reste suspectée d’être le choléra. Une investigation sanitaire et une évaluation rapide des besoins apparaissent nécessaires pour déterminer la cause exacte des cas signalés et organiser une réponse adaptée. L’OBAPG noyau de Kalonge appelle ainsi les autorités compétentes et les organisations sanitaires à accorder une attention urgente à la situation de Chaminunu.
Eugide Abalawi, au Sud-Kivu