La situation sanitaire devient préoccupante dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, où le choléra continue de faire des victimes dans le groupement de Ziralo. Onze décès sont signalés dans les sites de déplacés de Tuonane, tandis que plusieurs autres cas sont pris en charge dans différentes structures sanitaires de la région. Déjà confrontés à un afflux de malades et à un manque de moyens, les établissements de santé éprouvent des difficultés à répondre aux besoins de la population.
Face à cette situation, la société civile alerte sur la nécessité d’une intervention médicale urgente pour limiter la propagation de la maladie et réduire le nombre de décès. Son point focal, Ézéchiel Bahati Christian, appelle au déploiement d’équipes médicales d’urgence et à l’installation de cliniques mobiles afin de rapprocher les soins des communautés affectées, particulièrement les personnes déplacées vivant dans des conditions précaires.
Selon cette structure citoyenne, l’insuffisance des équipements médicaux et les capacités limitées des structures sanitaires compliquent la prise en charge des personnes atteintes de choléra. L’arrivée de personnel médical supplémentaire, de médicaments et de matériel adapté permettrait de renforcer les soins et d’améliorer la réponse à l’épidémie dans cette partie du territoire de Kalehe.
La société civile insiste également sur l’importance de renforcer la sensibilisation aux mesures d’hygiène, notamment la consommation d’eau potable, le lavage régulier des mains et le recours rapide aux structures sanitaires en cas de diarrhée aiguë ou de vomissements. Elle appelle les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires à agir sans délai pour soutenir les équipes locales et éviter une aggravation de la situation dans les sites de déplacés de Tuonane.
Eugide Abalawi, à Kalehe