À Idjwi, dans la province du Sud-Kivu, plusieurs villages du groupement de Mpene sont confrontés à une pénurie d'eau potable qui dure depuis près d'une année, plongeant les populations concernées dans une situation sanitaire préoccupante. Les habitants des villages de Bubinga, Muyaya, Buzibu, Burhoro, Buhumba et Bugarula recourent, faute d'alternative, aux eaux du lac Kivu ainsi qu'à celles des rivières environnantes, au risque de contracter diverses maladies d'origine hydrique, dans un contexte où plusieurs zones de la province font déjà face à des flambées de maladies diarrhéiques.
Ils appellent les autorités locales et provinciales, ainsi que les organisations humanitaires présentes dans la région, à réhabiliter d'urgence les sources d'eau devenues vétustes et hors d'usage depuis plusieurs mois. Dans des propos recueillis par Eugide Abalawi, un habitant du groupement de Mpene est revenu sur les difficultés que traverse au quotidien la population de ces différents villages depuis le début de cette pénurie.
« Cela fait bientôt une année que nous n'avons plus accès à de l'eau potable dans nos villages. Les sources qui nous approvisionnaient auparavant sont aujourd'hui vétustes et ne fonctionnent plus. Nous sommes obligés de recourir à l'eau du lac Kivu ou à celle des rivières pour boire, cuisiner et vaquer à nos activités quotidiennes, même si nous savons que cette eau n'est pas propre à la consommation et qu'elle expose nos familles à plusieurs maladies », a témoigné cet habitant du groupement de Mpene.
Il a par ailleurs souligné les risques sanitaires croissants auxquels s'exposent les populations de Bubinga, Muyaya, Buzibu, Burhoro, Buhumba et Bugarula, en l'absence de solution durable à cette crise.
« Nous vivons dans la peur constante de voir apparaître des maladies liées à l'eau que nous consommons, notamment des maladies diarrhéiques qui touchent déjà plusieurs coins de notre province. Nos enfants sont les plus exposés à ces risques. Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de venir réhabiliter nos sources d'eau devenues vétustes, afin que nous puissions enfin retrouver un accès normal à l'eau potable », a-t-il ajouté.
Les habitants de ces différents villages du groupement de Mpene espèrent que cet appel sera rapidement entendu par les autorités compétentes et les partenaires humanitaires, afin de mettre fin à une situation qui, selon eux, dure depuis trop longtemps et menace directement la santé de toute une communauté.
Eugide Abalawi, depuis Idjwi