Sud-Kivu : à Fizi, l’insécurité perturbe les activités et provoque de nouveaux déplacements de populations

Sud-Kivu : à Fizi, l’insécurité perturbe les activités et provoque de nouveaux déplacements de populations

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Yassin K.

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La dégradation de la situation sécuritaire continue de perturber fortement la vie quotidienne des populations dans plusieurs localités du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Les bombardements et affrontements récurrents affectent les activités socio-économiques et culturelles, tandis que la rentrée scolaire demeure difficile dans certaines zones. Cette situation complique également l’accès des populations à l’aide humanitaire et entraîne de nouveaux déplacements. Environ 8 600 ménages sont ainsi rapportés comme ayant été recensés parmi les populations affectées par cette situation.

Selon maître Jacques Alimasi, président de la société civile de Fizi, la situation sécuritaire a des répercussions directes sur plusieurs secteurs de la vie communautaire. Il déplore notamment les difficultés rencontrées par les familles pour vaquer normalement à leurs occupations, alors que les violences et les bombardements continuent d’alimenter la peur dans certaines localités.

« La situation reste préoccupante dans plusieurs parties du territoire de Fizi. Les populations vivent dans la crainte à cause des affrontements et des bombardements qui perturbent leurs activités quotidiennes. Les agriculteurs ont du mal à accéder à leurs champs, les activités commerciales sont affectées et les initiatives culturelles et sociales sont également paralysées. À cela s’ajoutent les difficultés liées à la rentrée scolaire dans certaines zones où les conditions sécuritaires ne permettent pas aux enfants et aux enseignants de reprendre normalement les cours », a déclaré Maître Jacques Alimasi.

Le président de la société civile de Fizi alerte également sur les conséquences humanitaires de cette insécurité.

Maître Jacques Alimasi

Selon lui, les déplacements de populations se poursuivent tandis que l’accès à l’assistance humanitaire reste difficile dans certaines zones affectées.

« Nous constatons de nouveaux déplacements des populations qui cherchent à se mettre à l’abri des violences. Environ 8 600 ménages ont été recensés dans la région parmi les personnes affectées. Ces familles ont besoin d’une assistance, mais l’insécurité rend parfois l’accès humanitaire très compliqué. Il est donc important que des mesures soient prises pour sécuriser les populations et permettre aux organisations humanitaires d’atteindre les personnes qui ont besoin d’aide, surtout dans les zones où les combats ont fortement perturbé la vie des communautés », a insisté Maître Jacques Alimasi.

Cette situation continue ainsi d’exacerber la vulnérabilité des populations de Fizi, avec des conséquences sur l’éducation, les moyens de subsistance et l’accès à l’assistance humanitaire. La société civile appelle à des mesures permettant de restaurer la sécurité et de faciliter la reprise des activités dans les différentes localités affectées.

Eugide Abalawi, correspondant dans la région.

Tags : # Actualité # RDC # Sud-Kivu

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