Sud-Kivu : à Bukavu, les universités appelées à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre

Sud-Kivu : à Bukavu, les universités appelées à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre

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Ghislain Lukambo

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À Bukavu, la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu universitaire s’intensifie à travers la formation, la sensibilisation et la recherche. L’objectif est de renforcer les connaissances et les capacités des enseignants, des étudiants ainsi que des professionnels afin de mieux comprendre les dynamiques liées au genre, les mécanismes qui favorisent les violences et les conséquences des violences structurelles au sein des établissements d’enseignement supérieur.

Pour la professeure Cécile Aguinot, la formation constitue un levier essentiel pour permettre aux acteurs du monde universitaire de mieux identifier les différentes formes de violences basées sur le genre et d’y apporter des réponses adaptées.

« Il est important de renforcer les capacités des enseignants, des étudiants et des professionnels pour qu’ils puissent comprendre les dynamiques du genre et les différentes formes de violences qui peuvent se manifester dans nos institutions. La formation et la sensibilisation permettent de développer une meilleure compréhension du phénomène et de favoriser des comportements qui contribuent à sa prévention », a expliqué la professeure Cécile Aguinot.

Elle insiste également sur l’importance de la recherche, considérée comme un outil indispensable pour mieux documenter les réalités vécues dans les établissements d’enseignement supérieur et orienter les interventions. Selon elle, les données et les analyses scientifiques peuvent aider à comprendre les facteurs qui entretiennent les violences et à proposer des réponses adaptées au contexte universitaire.

La professeure Cécile Aguinot estime ainsi que la combinaison de la formation, de la sensibilisation et de la recherche peut contribuer à créer un environnement universitaire plus sûr et plus équitable.

« Nous devons continuer à produire des connaissances, à sensibiliser et à former les différents acteurs, parce que la lutte contre les violences basées sur le genre nécessite une action collective et durable. L’université doit également jouer pleinement son rôle dans la transformation des comportements et dans la réduction des violences structurelles », a-t-elle ajouté.

Ces initiatives placent ainsi les établissements d’enseignement supérieur au cœur des efforts de prévention, avec l’ambition de faire de la formation et de la recherche des instruments durables de lutte contre les violences basées sur le genre à Bukavu.

Eugide Abalawi, depuis Bukavu.

Tags : # Actualité # RDC # Sud-Kivu

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