SUD-KIVU : 12 % d’abandons enregistrés à la mi-session de l’Examen d’État à Kalehe

SUD-KIVU : 12 % d’abandons enregistrés à la mi-session de l’Examen d’État à Kalehe

La mi-session de l’Examen d’État, édition 2025-2026, se poursuit dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, dans un contexte marqué par une situation sécuritaire encore préoccupante.

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Ghislain Lukambo

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Si les épreuves se déroulent globalement dans des conditions jugées acceptables par les autorités éducatives locales, le taux d’abandon enregistré cette année suscite de vives inquiétudes au sein de la sous-division de l’enseignement.

Selon les statistiques officielles communiquées par les responsables du secteur, sur un total de 3 768 candidats initialement inscrits pour prendre part à cette étape déterminante du parcours scolaire, seuls 3 328 élèves participent effectivement aux épreuves. Ce qui représente 440 cas d’abandon, soit près de 12 % des effectifs attendus.

Parmi les candidats ayant renoncé à poursuivre les examens, 175 sont des filles et 265 des garçons. Une situation qui, selon les responsables éducatifs, reflète les difficultés structurelles auxquelles fait face le système éducatif dans cette partie du Sud-Kivu.

Les principales causes avancées sont l’insécurité persistante dans plusieurs zones du territoire, qui contraint certaines familles à se déplacer ou à fuir leurs localités, ainsi que les conditions économiques précaires qui empêchent de nombreux parents d’assurer l’encadrement nécessaire à leurs enfants.

Pour Pascal Nteranyi, cette réalité met en lumière les défis auxquels reste confrontée l’éducation dans cette région.


« Beaucoup d’élèves ont dû abandonner parce que leurs familles n’ont pas les moyens de les soutenir. D’autres ont fui à cause de l’insécurité. Cela affecte sérieusement le système éducatif dans notre sous-division », déplore-t-il.

Au-delà du constat alarmant, les autorités éducatives tiennent néanmoins à saluer les efforts des candidats qui, malgré les difficultés, ont pu se présenter aux épreuves. Elles appellent à une mobilisation collective afin d’inverser cette tendance lors des prochaines sessions.

 

« Malgré ces défis, nous saluons le courage des candidats qui ont pu se présenter. Nous continuons à sensibiliser les parents et les autorités pour réduire ce taux d’abandon dans les prochaines sessions », poursuit Pascal Nteranyi.

Le centre de passation de Bushushu figure parmi les plus touchés par cette situation, avec à lui seul 63 cas d’abandon enregistrés. Un chiffre qui illustre l’ampleur des obstacles rencontrés dans cette zone particulièrement exposée aux conséquences de l’instabilité sécuritaire et des difficultés socio-économiques.

Face à ce tableau, plusieurs acteurs du secteur éducatif plaident pour un accompagnement renforcé des élèves finalistes, à travers des mesures de soutien scolaire, psychologique et financier, mais également pour une amélioration durable de la sécurité dans les zones affectées.

Dans un territoire où l’éducation demeure un pilier essentiel pour l’avenir des jeunes générations, ces abandons constituent un signal d’alarme. Les autorités locales et les partenaires éducatifs sont ainsi appelés à redoubler d’efforts pour garantir à chaque élève le droit de poursuivre sa scolarité jusqu’à son terme, quelles que soient les contraintes du contexte.

Sud-Kivu, Goreth SIFA

Tags : # Actualité # Jeunesse

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