Tôt ou tard, le Rwanda et l’AFC-M23 devront répondre des crimes commis dans la partie Est de la République démocratique du Congo. C’est la position exprimée ce mercredi 12 août 2026 par l’Association africaine de défense des droits de l’homme, ASADHO, par la voix de son président national, Maître Jean-Claude Katende. Dans sa déclaration, le responsable de cette organisation de défense des droits humains estime que les violences enregistrées dans l’Est de la RDC ne peuvent rester sans suites judiciaires.
Il insiste sur la nécessité de documenter les violations des droits humains et de faire en sorte que les personnes présumées responsables puissent, le moment venu, répondre de leurs actes devant les mécanismes de justice compétents.
« Tôt ou tard, les responsables des crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo devront répondre de leurs actes. Nous considérons qu’il est important de continuer à documenter toutes les violations des droits humains et de préserver les preuves. La justice peut prendre du temps, mais cela ne signifie pas que les crimes doivent être oubliés. Le Rwanda et l’AFC-M23 doivent savoir que les souffrances imposées aux populations civiles ne peuvent pas rester impunies et qu’un jour, les responsabilités devront être établies devant la justice », déclare Maître Jean-Claude Katende, président national de l’ASADHO.
Cette prise de position intervient alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs zones de l’Est du pays. Pour l’ASADHO, la recherche de la paix ne devrait pas se faire au détriment de la justice et des droits des victimes. L’organisation appelle ainsi à renforcer les mécanismes de documentation des crimes et à placer les victimes au centre des processus visant à mettre fin aux violences.
« Nous devons penser à l’avenir et faire comprendre aux victimes que leur douleur n’est pas oubliée. Les mécanismes de justice doivent être renforcés et les auteurs présumés des crimes doivent pouvoir être poursuivis conformément au droit. La paix est nécessaire, mais une paix durable doit aussi tenir compte de la justice, de la vérité et de la réparation en faveur des victimes. C’est dans cette perspective que nous continuons à appeler à la responsabilité de tous ceux qui sont impliqués dans les violences qui endeuillent l’Est de notre pays », poursuit Maître Jean-Claude Katende.
L’ASADHO estime ainsi que la documentation des crimes et la conservation des éléments de preuve constituent des étapes essentielles dans la quête de justice. L’organisation appelle également les autorités congolaises et les acteurs internationaux à ne pas relâcher leurs efforts en faveur de la protection des civils et de la lutte contre l’impunité.
Dédé ROY, depuis Lubumbashi.