C’est l’alerte lancée par le docteur en pharmacie Feston Sindani, au sortir d’une journée déontologique organisée à l’intention des professionnels du secteur. Une rencontre axée sur le rôle stratégique de l’industrie pharmaceutique dans l’économie nationale, particulièrement à l’ère de la couverture santé universelle.
Face à la prolifération des officines non agréées, le spécialiste met en garde contre les conséquences sanitaires graves liées à la circulation de médicaments non conformes.
« Tout opérateur économique qui ouvre une pharmacie sans autorisation de l’inspection provinciale de la santé constitue un danger réel pour la communauté. Il peut manipuler et distribuer des produits qui échappent à tout contrôle », a martelé le docteur Feston Sindani.
Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour les tenanciers d’officines de se conformer aux normes en vigueur, notamment en s’attachant les services de pharmaciens qualifiés.
« Il est impératif que les opérateurs économiques travaillent avec des pharmaciens attitrés afin d’obtenir les documents requis et garantir la qualité des médicaments mis à la disposition de la population », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le pharmacien a dénoncé le phénomène de charlatanisme qui gangrène le secteur, favorisé par le manque de professionnels qualifiés.
« Le secteur pharmaceutique reste encore vierge. J’encourage les parents à orienter leurs enfants vers la faculté de pharmacie. On ne devient pas pharmacien après une formation de six mois sur le tas », a-t-il prévenu.
Pour lui, la mission fondamentale du pharmacien reste inchangée : garantir la qualité du médicament et assurer sa bonne dispensation.
« La spécialité du pharmacien, c’est le médicament de qualité et sa bonne délivrance au patient. Dans le cas contraire, c’est toute la santé de la population qui est mise en péril », a-t-il conclu.