Depuis quelques semaines, le prix du maïs sec flambe sur les principaux marchés de la cité de Kiwanja, en territoire de Rutshuru, une situation qui complique sérieusement la vie des ménages, alors que le maïs reste la base de l'alimentation pour la plupart des familles de la région. Le constat est le même sur l'ensemble des marchés de la cité. Au marché de Mabungo, au marché central ainsi qu'à Kachemu, la « cuvette » de maïs, unité de mesure couramment utilisée par les commerçants et ménagères locales, a connu une hausse significative de son prix ces dernières semaines.
Les consommateurs rencontrés ce jeudi 24 septembre par notre correspondant Mwenge Kake se disent inquiets face à cette augmentation continue du coût de cette denrée de base, dont l'ampleur pèse déjà lourdement sur le budget des familles, alors que les raisons exactes de cette flambée restent pour l'instant peu connues du grand public.
« Chaque semaine, le prix de la cuvette de maïs augmente un peu plus. Nous ne comprenons pas exactement ce qui se passe, mais cela devient très difficile pour nous de nourrir correctement nos familles. Le maïs est notre aliment de base, et quand son prix grimpe ainsi, c'est tout le budget du ménage qui est bouleversé », témoigne une ménagère rencontrée au marché central de Kiwanja.
Du côté des commerçants, certains évoquent des pistes d'explication à cette hausse, sans toutefois disposer d'informations officielles sur les causes réelles du phénomène.
« Nous-mêmes, en tant que vendeurs, nous achetons le maïs plus cher qu'avant auprès de nos fournisseurs. Il se pourrait que cela soit lié à une baisse de la production dans certaines zones d'approvisionnement, mais nous n'avons pas de confirmation claire à ce sujet », explique un commerçant du marché de Mabungo.
Face à cette situation, les consommateurs de Kiwanja appellent les autorités locales et les services compétents à se pencher sur les causes réelles de cette flambée des prix, et à envisager des mesures susceptibles de stabiliser le marché du maïs, denrée essentielle pour la sécurité alimentaire des populations du territoire de Rutshuru.
Aucune réaction officielle des services en charge du commerce ou de l'agriculture n'a, à ce jour, été enregistrée face à cette situation qui préoccupe de plus en plus les ménages de la cité de Kiwanja.
Mwenge Kake, depuis Rutshuru