La Journée mondiale du donneur de sang a été célébrée ce dimanche 21 juin 2026 dans la localité de Nyamilima, dans le territoire de Rutshuru, après un report d’une semaine. L’activité a été organisée par le centre de transfusion sanguine de Rutshuru, qui a saisi cette occasion pour relancer la sensibilisation et encourager la population au don volontaire de sang, dans un contexte marqué par une baisse des collectes liée notamment aux vacances scolaires.
La cérémonie a réuni des donneurs bénévoles, des acteurs communautaires ainsi que des agents de santé mobilisés pour renforcer la culture du don régulier. L’objectif affiché était double : répondre aux besoins persistants des structures sanitaires locales en produits sanguins et raviver l’engagement citoyen autour de ce geste vital, souvent insuffisant dans la région.
Dans son intervention, un responsable du centre de transfusion sanguine de Rutshuru a insisté sur l’importance stratégique du don volontaire, particulièrement en période de fragilité sanitaire. Il a déclaré :
« Nous faisons face à une diminution sensible des dons de sang depuis le début des vacances scolaires, alors que les besoins des hôpitaux restent constants, voire augmentent avec les urgences médicales, les accouchements compliqués et les cas d’anémie sévère. Cette journée est donc un signal fort que nous envoyons à la population : donner son sang, c’est sauver des vies sans distinction. Nous devons construire une chaîne de solidarité durable, car aucun système de santé ne peut fonctionner sans une réserve suffisante de sang sécurisé et disponible à temps. »
L’activité s’est tenue également dans un contexte de vigilance renforcée face au risque Ebola, ce qui a conduit les organisateurs à rappeler les mesures de prévention et les protocoles sanitaires en vigueur lors des collectes. Les équipes médicales ont insisté sur la nécessité de concilier mobilisation communautaire et respect strict des règles d’hygiène et de sécurité.
Un donneur volontaire, présent à la séance de collecte, a également livré son témoignage, mettant en avant l’engagement citoyen et la conscience collective autour de ce geste humanitaire :
« Donner mon sang est pour moi un acte de responsabilité et de solidarité. Je sais que quelque part, dans un hôpital, une mère, un enfant ou une victime d’accident peut en dépendre pour survivre. Malgré les inquiétudes liées aux maladies comme Ebola, nous avons été rassurés par les équipes médicales sur les conditions de sécurité. Je pense que la population doit dépasser les peurs et comprendre que le vrai danger, c’est le manque de sang dans les structures sanitaires. Tant que je le pourrai, je continuerai à donner, car sauver une vie n’a pas de prix. »
Selon les organisateurs, cette mobilisation à Nyamilima marque une étape importante dans la relance des activités de collecte dans le territoire de Rutshuru, avec l’ambition d’étendre progressivement ces campagnes à d’autres zones de santé du Nord-Kivu afin de garantir une disponibilité régulière des produits sanguins.
Mwenge Kake depuis Rutsuru