Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise ravive les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place en République démocratique du Congo. Réunie en conclave à Rome, en Italie, la Coalition article 64 hausse le ton contre le président Félix Tshisekedi, à la suite de ses récentes déclarations sur la Loi fondamentale. Cette plateforme de l’opposition met en garde les autorités de Kinshasa contre toute initiative visant à réviser la Constitution.
Au cœur de cette prise de position se trouve la question de la préservation de l’ordre constitutionnel et du respect des règles qui encadrent l’exercice du pouvoir en RDC. Les déclarations présidentielles sur la Loi fondamentale ont suscité une réaction de la Coalition article 64, qui entend faire connaître ses réserves face à toute démarche susceptible, selon elle, de modifier les dispositions constitutionnelles en vigueur.
Depuis Rome, les opposants réunis au sein de cette plateforme affichent ainsi leur opposition à une éventuelle révision constitutionnelle. Leur avertissement intervient dans un climat politique où les questions relatives aux institutions, à la Constitution et à l’avenir démocratique du pays occupent une place importante dans les échanges entre les acteurs politiques.
« La Constitution constitue le socle de l’organisation des institutions et de la vie démocratique de notre pays. Toute initiative visant à la modifier doit être examinée avec la plus grande attention, dans le respect des principes constitutionnels et de l’intérêt général. Nous mettons en garde les autorités contre toute démarche qui pourrait fragiliser l’équilibre institutionnel ou donner lieu à une remise en cause des règles fondamentales qui régissent la République. »
Par cette position, la Coalition article 64 entend exprimer ses préoccupations face aux orientations que pourrait prendre le débat constitutionnel. Toutefois, les éléments disponibles ne précisent pas les mesures concrètes que la plateforme envisage de prendre si une procédure de révision était effectivement engagée.
La question constitutionnelle reste particulièrement sensible en RDC, où toute initiative de modification de la Loi fondamentale est susceptible de susciter des débats sur ses motivations, ses objectifs et ses conséquences institutionnelles. La position exprimée à Rome souligne ainsi les divergences qui persistent entre une partie de l’opposition et le pouvoir autour de l’avenir du cadre constitutionnel.
« Nous appelons les Congolais à rester attentifs à l’évolution de ce débat et à s’intéresser aux décisions qui concernent l’avenir des institutions. La défense de l’ordre constitutionnel doit reposer sur la vigilance citoyenne, le respect des lois et le recours aux voies prévues par la Constitution. Notre position est claire : toute démarche touchant à la Loi fondamentale doit être abordée avec responsabilité et dans le respect des principes démocratiques. »
Au-delà de cet avertissement, les suites de ce conclave seront suivies de près, notamment pour connaître les décisions concrètes que la Coalition article 64 pourrait annoncer et les éventuelles réactions des autorités congolaises. Pour l’heure, les éléments transmis ne font état d’aucune réponse officielle du président Félix Tshisekedi à cette prise de position. Le débat reste donc ouvert entre les acteurs politiques congolais, alors que la Coalition article 64 maintient sa vigilance sur toute éventuelle initiative de révision constitutionnelle.
John Kayumba à Kinshasa