La persistance des conflits armés dans l'Est de la République Démocratique du Congo reste au cœur des préoccupations de Kinshasa. Devant la communauté internationale réunie à New York, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a dénoncé la poursuite des violences dans l'Est du pays et réaffirmé le choix de la diplomatie pour parvenir à une désescalade. C'était ce jeudi 24 septembre 2026, lors de son intervention à la tribune des Nations unies.
S'exprimant au nom du Président Félix-Antoine Tshisekedi, Judith Suminwa Tuluka a rappelé que les conflits armés continuent d'endeuiller les populations congolaises, particulièrement dans les provinces de l'Est de la RDC, régulièrement en proie à des violences perpétrées par divers groupes armés.
« Les conflits armés continuent d'endeuiller nos populations, particulièrement dans l'Est de notre pays. Cette situation ne peut plus durer, et c'est pourquoi la République Démocratique du Congo en appelle, une fois de plus, à la mobilisation de la communauté internationale pour mettre fin à ces violences qui déciment nos communautés », a déclaré Judith Suminwa Tuluka devant l'Assemblée générale des Nations unies.
La Première ministre a également évoqué ce que le Gouvernement congolais présente comme l'agression rwandaise, dans un contexte régional marqué par la persistance des violences et les efforts diplomatiques visant à favoriser une désescalade durable entre les deux pays.
Face à cette situation, la cheffe du Gouvernement congolais a affirmé que Kinshasa a résolument privilégié la voie diplomatique afin de parvenir à une solution politique et de mettre un terme durable aux violences qui gangrènent l'Est du pays.
« Le choix de la République Démocratique du Congo demeure celui de la diplomatie. Nous croyons fermement qu'une solution politique, négociée et durable, est la voie la plus sûre pour mettre fin aux violences et instaurer une paix véritable dans notre région », a-t-elle poursuivi.
Dans son intervention, Judith Suminwa a également mis en avant les actions du Gouvernement congolais dans le secteur de l'éducation, à l'intérieur du pays. Elle a notamment évoqué la gratuité de l'enseignement de base, lancée en 2019, qui, selon les chiffres avancés par le Gouvernement, aurait permis à cinq millions d'enfants de retrouver le chemin de l'école.
« Malgré les défis sécuritaires que nous traversons, notre Gouvernement continue d'investir dans l'avenir de notre jeunesse. La gratuité de l'enseignement de base, lancée en 2019, a déjà permis à cinq millions d'enfants congolais de retrouver le chemin de l'école », a-t-elle indiqué.
À la tribune des Nations unies, le Gouvernement congolais a donc placé la paix et la diplomatie au centre de son message, tout en mettant en avant les politiques sociales engagées à l'intérieur du pays, notamment dans le secteur de l'éducation.
Ghislain Lukambo