RDC : Martin Fayulu membre du directoire de C64 relance l’appel à un dialogue national inclusif

RDC : Martin Fayulu membre du directoire de C64 relance l’appel à un dialogue national inclusif

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Ghislain Lukambo

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Le débat autour du dialogue national inclusif annoncé en République démocratique du Congo est de nouveau relancé. Invité de RFI ce vendredi 21 août 2026, Martin Fayulu, président de l’ECiDé et figure de l’opposition congolaise, appelle le président Félix-Antoine Tshisekedi à convoquer rapidement ces assises avec une participation la plus large possible des forces politiques et sociales du pays.

Martin Fayulu estime notamment que la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO, et l’Église du Christ au Congo, ECC, devraient être associées à la préparation des matières devant être examinées lors de ce dialogue. Pour l’opposant, ces deux structures religieuses peuvent contribuer à définir un cadre permettant d’aborder les principales questions qui divisent la classe politique et la société congolaise.

« Le président de la République doit convoquer ce dialogue dans les meilleurs délais et il faut que toutes les parties prenantes soient associées à la préparation des matières. La CENCO et l’ECC doivent notamment être impliquées dans cette démarche, parce que le dialogue doit être un véritable cadre de recherche des solutions aux problèmes qui se posent au pays. Nous ne pouvons pas organiser un dialogue en excluant certaines composantes importantes de la nation », a déclaré Martin Fayulu, président de l’ECiDé, lors d’une intervention sur RFI ce vendredi 21 août 2026.

L’opposant congolais insiste par ailleurs sur la nécessité d’élargir la participation à des acteurs issus de différentes sensibilités politiques, y compris certaines personnalités ou organisations ayant eu recours à la lutte armée contre le pouvoir de Kinshasa. Il cite également des personnes condamnées par la justice, parmi lesquelles l’ancien président Joseph Kabila.

Pour Martin Fayulu, l’objectif d’un tel dialogue ne devrait pas être de conforter une partie de la classe politique, mais de réunir les différentes composantes autour des questions fondamentales qui concernent l’avenir de la République démocratique du Congo.

« Il faut que ce dialogue soit inclusif. Même ceux qui ont pris les armes contre la République doivent pouvoir être concernés par les discussions, tout comme certaines personnes condamnées, parce qu’il s’agit de trouver des solutions aux problèmes qui se posent à notre pays. Je pense notamment à Joseph Kabila. Si nous voulons réellement résoudre les grandes crises qui traversent la RDC, nous devons avoir le courage de réunir les différentes composantes autour d’une même table », a ajouté Martin Fayulu dans son entretien avec RFI.

Le président de l’ECiDé a également évoqué la question de l’avenir politique de Félix-Antoine Tshisekedi. Selon lui, le chef de l’État devra quitter la magistrature suprême à l’issue de son second mandat, en décembre 2028.

Cette prise de position intervient alors que la question d’un dialogue national continue d’alimenter les débats politiques en RDC. Pour ses promoteurs, ces assises pourraient constituer un cadre de discussion sur les principales préoccupations nationales, tandis que les modalités de leur organisation et la liste des participants restent au centre des discussions.

À travers sa nouvelle sortie médiatique, Martin Fayulu réaffirme ainsi son appel à un processus qu’il souhaite largement inclusif, avec la participation des acteurs politiques, religieux et sociaux susceptibles de contribuer à la recherche d’un compromis national.

Muhindo Degusto, depuis Butembo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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