Les mots de l'ancien chef de l'État ne passent pas. Les propos de l'ancien président congolais Joseph Kabila sur les Wazalendo suscitent des réactions au sein de cette coalition de volontaires pour la défense de la patrie. Certains de ses membres retournent même les accusations contre l'ancien chef de l'État, qu'ils qualifient de « traître ».
Dans une adresse à la nation diffusée le vendredi 9 octobre 2026, Joseph Kabila a évoqué les « Maï-Maï, rebaptisés Wazalendo ». Il s'exprimait dans le cadre de ses critiques sur la gestion de la guerre dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Cette formule a provoqué l'indignation au sein de la coalition. Pour de nombreux Wazalendo, elle réduit leur engagement à celui d'anciens groupes armés, alors qu'ils se présentent comme des volontaires mobilisés pour défendre la patrie.
Coordonnateur national de la coalition VDP Wazalendo, Daddy Saleh a réagi à ces propos et précisé la position de sa structure.
« Nous avons écouté avec attention l'adresse de Joseph Kabila. Les mots qu'il a employés à l'égard des Wazalendo nous ont profondément choqués. Nous sommes des volontaires pour la défense de la patrie, et nous ne pouvons pas accepter que notre engagement soit présenté de cette manière. Je tiens à préciser la position de notre coalition sur cette question », a déclaré Daddy Saleh, coordonnateur national de la coalition VDP Wazalendo.
Au-delà de la réaction du coordonnateur, certains Wazalendo ont choisi de retourner les accusations contre Joseph Kabila. Ils le qualifient de « traître », un terme qui illustre la tension suscitée par cette sortie, sans que ses propres réponses ne soient détaillées à ce stade.
« Ceux qui critiquent aujourd'hui la manière dont la guerre est conduite doivent d'abord répondre de leur propre rôle. Les Wazalendo se sont levés pour défendre le pays, et c'est à eux que revient le respect de la nation. Certains de nos membres vont jusqu'à qualifier l'ancien président de traître, tant ses propos ont été ressentis comme une offense », a ajouté Daddy Saleh.
La polémique s'ajoute aux débats sur la conduite de la guerre dans l'Est du pays. L'ancien chef de l'État n'a pas réagi, à ce stade, aux réponses des Wazalendo.
Salomon Kwiraviwe, à Goma