Les officiers généraux et supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ne sont plus autorisés à se rendre à l’étranger jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure, attribuée au vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a été officialisée dans une correspondance transmise le 15 octobre 2026 au chef d’état-major général des FARDC, à la suite des orientations arrêtées lors de la réunion du Conseil supérieur de la Défense tenue la veille sous la présidence du chef de l’État.
Dans cette instruction adressée à la hiérarchie militaire, le ministre de la Défense ordonne la suspension immédiate de la délivrance et du renouvellement des autorisations de sortie du territoire national destinées aux officiers généraux et supérieurs. La mesure vise donc les responsables militaires de haut rang, dont les déplacements à l’étranger sont désormais soumis à de nouvelles instructions de la hiérarchie.
Cette décision intervient dans un contexte où les questions de sécurité nationale et de fonctionnement des forces armées occupent une place importante dans les priorités des autorités congolaises. Toutefois, la correspondance administrative, telle que présentée, ne précise pas explicitement les raisons détaillées de cette restriction ni sa durée exacte au-delà de la formule « jusqu’à nouvel ordre ».
La suspension des autorisations de sortie pourrait notamment avoir des implications sur les déplacements des officiers concernés dans le cadre de missions officielles, de formations ou de rencontres avec des partenaires militaires étrangers. Les modalités d’application de la mesure et les éventuelles exceptions ne sont cependant pas précisées dans les éléments disponibles.
À travers cette instruction, la hiérarchie militaire est appelée à se conformer aux orientations communiquées par le ministère de la Défense nationale. La mise en œuvre effective de la décision dépendra des dispositions prises par les services compétents chargés de gérer les autorisations de déplacement des officiers concernés.
Les autorités n’ont pas, dans les éléments rapportés, fourni davantage de précisions sur les conséquences pratiques de cette mesure pour les missions militaires à l’étranger. Son évolution reste donc liée aux prochaines instructions de la hiérarchie et à d’éventuelles communications officielles complémentaires.
John Kayumba à Kinshasa