Ni l'un ni l'autre camp ne trouve grâce à ses yeux. Les réactions ne tarissent pas en RDC après la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un groupe qualifié de rebelle, par l'ancien chef de l'État Joseph Kabila Kabange. Pour le parti politique du Centre Nouveau Congo (NC), le pays se retrouve pris entre un pouvoir légitime mais peu ancré dans la transformation profonde du pays, et des Congolais qui trahissent leur patrie en appuyant un État agresseur récidiviste.
Cette lecture est celle de Me Katsuva Mutanga Isaac, président national du NC. D'un côté, estime-t-il, il y a un pouvoir légitime, mais peu ancré dans la transformation profonde du pays, avec des velléités de se maintenir par des voies en rupture avec l'alternance démocratique. De l'autre, il y a des Congolais qui trahissent leur pays en venant en appui à un État agresseur récidiviste.
« D'un côté, il y a un pouvoir légitime, mais peu ancré dans la transformation profonde du pays, avec des velléités de se maintenir par des voies en rupture avec l'alternance démocratique. De l'autre, il y a des Congolais qui trahissent leur pays, en venant en appui à un État agresseur récidiviste. Au-delà de tout fanatisme, et pour la survie de la RDC en tant qu'État, le moindre mal demeure le pouvoir légitime de Kinshasa. Mais celui-ci doit éviter de forcer les Congolais à choisir entre un putsch constitutionnel et l'appui aux agresseurs », a déclaré Me Isaac Katsuva Mutanga, président national du NC, au micro de Ghislain Lukambo.
Selon le président du NC, et pour la survie de la RDC en tant qu'État, le moindre mal demeure donc le pouvoir légitime de Kinshasa. Il lui demande toutefois d'éviter de contraindre les Congolais à choisir entre ce qu'il appelle un putsch constitutionnel et l'appui aux agresseurs.
Enfin, il appelle le gouvernement congolais à prendre au sérieux le destin national, car, dit-il, la patrie est réellement en danger.
Ghislain Lukambo, à Butembo