RDC : Lamuka maintient sa mobilisation contre toute révision de la Constitution et confirme sa marche populaire

RDC : Lamuka maintient sa mobilisation contre toute révision de la Constitution et confirme sa marche populaire

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Ghislain Lukambo

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Malgré l'ouverture affichée par le président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur d'un dialogue national inclusif à l'issue de sa rencontre avec les responsables de la CENCO et de l'ECC, la coalition Lamuka reste inflexible. Elle réaffirme son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution et maintient l'organisation de sa marche populaire annoncée pour le mercredi 22 juillet. La coalition politique Lamuka campe sur sa position concernant le débat autour de la Constitution de la République démocratique du Congo. Alors que le chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi, a récemment réitéré sa volonté d'engager un dialogue national inclusif après un tête-à-tête avec les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l'Église du Christ au Congo (ECC), cette plateforme de l'opposition estime que le respect de la Constitution demeure une ligne rouge qui ne saurait faire l'objet de négociations.

S'exprimant au nom de la coalition, son porte-parole, Prince Epenge, a affirmé que Lamuka ne modifiera pas sa position. Selon lui, la priorité reste la défense de l'ordre constitutionnel, tout en dénonçant ce qu'il considère comme des initiatives susceptibles d'ouvrir la voie à une révision de la loi fondamentale. La coalition entend poursuivre ses actions politiques afin de faire entendre sa voix auprès des autorités et de l'opinion publique.

Dans cette logique, Lamuka confirme le maintien de la marche populaire prévue le mercredi 22 juillet. Les organisateurs indiquent que cette manifestation se tiendra conformément à leur calendrier, indépendamment des consultations politiques engagées par la présidence de la République. Pour la plateforme, cette mobilisation vise à réaffirmer son attachement à la Constitution et à exprimer les préoccupations d'une partie de l'opposition sur l'évolution de la situation politique nationale.

« Notre position reste constante et sans équivoque. Nous demeurons opposés à toute initiative qui pourrait conduire, directement ou indirectement, à une remise en cause de la Constitution. Le dialogue ne peut être un prétexte pour fragiliser les principes fondamentaux de notre État de droit. C'est pourquoi la marche populaire annoncée sera maintenue. Elle constitue un exercice légitime des libertés publiques et un moyen pour les citoyens d'exprimer pacifiquement leur attachement au respect de la Constitution. », a déclaré Prince Epenge, porte-parole de Lamuka.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les consultations politiques engagées par le président de la République en vue de préparer un dialogue national inclusif. Plusieurs acteurs politiques, religieux et sociaux suivent avec attention les différentes initiatives destinées à favoriser un consensus autour des grands défis du pays, notamment la sécurité, la cohésion nationale et les réformes institutionnelles. Pour Lamuka, toutefois, toute démarche de concertation devra s'inscrire dans le strict respect des dispositions constitutionnelles en vigueur. La coalition estime que les préoccupations des Congolais doivent être traitées sans remettre en question les fondements de l'ordre constitutionnel.

« Nous appelons nos militants et l'ensemble des citoyens attachés à la démocratie à participer à cette mobilisation dans le calme, la discipline et le respect des lois de la République. Notre démarche est pacifique. Elle vise à rappeler que la Constitution représente le socle de nos institutions et qu'elle doit être protégée. Nous restons ouverts à toute initiative favorisant la paix et le dialogue, mais nous demeurerons vigilants face à toute tentative qui pourrait être interprétée comme une volonté de modifier les règles fondamentales qui régissent notre pays. », a insisté Prince Epenge.

À quelques jours de cette manifestation, l'attention reste tournée vers les autorités compétentes, appelées à garantir le respect des libertés publiques tout en assurant le maintien de l'ordre. De son côté, le processus de dialogue national inclusif voulu par le chef de l'État continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise, entre adhésion, prudence et opposition.

John Kayembe depuis Kinshasa

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