La suspension des activités académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire suscite l’inquiétude au sein de la communauté académique en République démocratique du Congo. À Bukavu comme à Goma, cette situation fait craindre de nouvelles perturbations du calendrier académique et pourrait davantage affecter le déroulement normal des enseignements.
Face à cette situation, le professeur ordinaire Philippe Doudou Kaganda appelle les enseignants et le gouvernement à privilégier le dialogue afin de parvenir rapidement à un compromis permettant la reprise des activités dans les établissements concernés.
Pour cet enseignant, la poursuite de la suspension des cours risque notamment de compromettre le calendrier académique et d’occasionner des retards dans la formation des étudiants. Il estime qu’une solution négociée demeure nécessaire pour préserver la stabilité du secteur de l’enseignement supérieur public.
Au micro d’Eugide Abalawi, le professeur ordinaire Philippe Doudou Kaganda plaide pour le dialogue entre les différentes parties :
« La situation que nous observons aujourd’hui dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire doit interpeller aussi bien les enseignants que les autorités. Nous comprenons les revendications des enseignants et nous savons qu’il existe des préoccupations qui doivent être prises en compte, mais nous devons également penser aux étudiants et à leur avenir. Une longue suspension des activités académiques risque d’avoir des conséquences importantes sur le calendrier universitaire et sur la formation de milliers d’étudiants. C’est pourquoi nous devons privilégier le dialogue afin de trouver rapidement un accord entre les enseignants et le gouvernement. Il est important que chaque partie puisse faire un pas vers l’autre pour permettre la reprise des activités dans les meilleures conditions. Nous ne devons pas laisser les désaccords compromettre davantage le fonctionnement de nos universités publiques. Nous espérons donc que les discussions pourront aboutir à une solution acceptable pour tous et que les activités académiques pourront reprendre rapidement à Bukavu, à Goma et dans les autres établissements concernés. La priorité doit rester la sauvegarde de l’année académique et la continuité de la formation de nos étudiants », déclare le professeur ordinaire Philippe Doudou Kaganda.
La communauté académique reste ainsi dans l’attente d’une issue aux discussions entre les enseignants et le gouvernement. L’enjeu est désormais de parvenir à un accord permettant de rétablir les activités et de limiter l’impact de cette suspension sur le parcours des étudiants.
Pour les acteurs du monde universitaire, le maintien du dialogue apparaît comme l’une des principales voies permettant d’éviter une prolongation de la crise et de préserver le calendrier académique dans les établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu