RDC : Julien Paluku sensibilise les étudiants de l’UPN aux opportunités de la ZLECAf pour accélérer le commerce et l’industrialisation

RDC : Julien Paluku sensibilise les étudiants de l’UPN aux opportunités de la ZLECAf pour accélérer le commerce et l’industrialisation

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Rédaction RTEE

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Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a animé ce mercredi une conférence-débat à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa, autour du thème : « ZLECAf : une opportunité pour la jeunesse de la RDC d’accélérer le commerce et l’industrialisation ». Devant les étudiants de la Faculté des sciences économiques, des professeurs et des chercheurs, il a mis en avant les possibilités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine pour renforcer les échanges commerciaux et favoriser la participation des jeunes Congolais à l’économie africaine.

Le ministre Julien Paluku Kahongya et les étudiants de l'UPN

Selon le ministre, la ZLECAf vise à accroître les échanges entre les pays africains grâce à la réduction ou à la suppression progressive des barrières tarifaires et non tarifaires, conformément aux négociations commerciales. Avec un marché potentiel de près de 1,3 milliard de consommateurs, cette intégration économique représente, selon lui, une occasion à saisir pour la jeunesse congolaise, notamment dans les domaines de la production, de la transformation et de la commercialisation des biens.

« La ZLECAf représente une opportunité pour la jeunesse congolaise. Nos universités et instituts supérieurs, à l’image de l’UPN, doivent devenir des incubateurs capables de préparer les jeunes à entreprendre, à produire et à conquérir les marchés africains. », a souligné le ministre dans une formulation proposée à partir de ses explications.

Julien Paluku a également insisté sur la nécessité de renforcer les compétences linguistiques des futurs opérateurs économiques, en particulier en anglais, en espagnol, en portugais et en mandarin. Il a plaidé pour une collaboration plus étroite entre l’État, les universités et le secteur privé, tout en rappelant l’importance du respect des normes sanitaires et phytosanitaires pour garantir la qualité et la compétitivité des produits fabriqués en République démocratique du Congo.

Abordant les mécanismes facilitant les transactions commerciales, le ministre a évoqué le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet aux opérateurs économiques de réaliser des paiements transfrontaliers en monnaies locales, le bénéficiaire recevant les fonds dans sa propre monnaie, sans devoir systématiquement passer par le dollar américain ou l’euro.

« Pour tirer pleinement profit du marché africain, nous devons améliorer notre capacité de production, respecter les normes de qualité et faciliter les paiements entre opérateurs économiques. La coopération entre l’État, les universités et le secteur privé est essentielle pour transformer les opportunités de la ZLECAf en résultats concrets. », a-t-il expliqué dans une formulation à confirmer à partir de son intervention.

Le ministre a par ailleurs présenté plusieurs réformes engagées par son ministère, notamment la dématérialisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, la mise en place du Portail d’informations commerciales (PIC), la modernisation des laboratoires de l’Office congolais de contrôle (OCC) ainsi que le lancement du Régime commercial simplifié (RECOS), destiné à faciliter les activités des petits commerçants transfrontaliers. Il a également annoncé le lancement, avant la fin du mois de décembre 2026, d’un logiciel doté d’un système de code QR pour renforcer le contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques avant leur achat.

À l’issue de cette conférence-débat, les autorités académiques de l’UPN, représentées notamment par le secrétaire général académique, le professeur Théodore Ngoy, ainsi que des économistes hétérodoxes, ont indiqué avoir davantage approfondi leur compréhension des enjeux du commerce multilatéral et des perspectives offertes par la ZLECAf à la RDC.

John Kayumba, à Kinshasa

Tags : # Actualité # RDC

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