Au lendemain de la première mission officielle de vérification du cessez-le-feu à Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, le chef de la MONUSCO, James Swan, s’est entretenu avec le vice-Premier ministre chargé de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita. La rencontre, tenue à Kinshasa, intervient également à la veille de l’audition de James Swan devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Les échanges ont notamment porté sur le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus, MCVE+, dont la première mission de terrain s’est déroulée à Minembwe le 24 août 2026. Ce mécanisme, mis en place dans le cadre du processus de Doha, est chargé de suivre le respect du cessez-le-feu, d’examiner les allégations de violations et de contribuer à l’établissement de rapports conjoints. La mission de reconnaissance du dispositif avait été menée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO.
James Swan a rappelé que l’intervention de la MONUSCO dans ce dispositif porte principalement sur l’appui logistique, le monitoring et la vérification du cessez-le-feu. La mission de Minembwe constitue ainsi une première étape opérationnelle après plusieurs mois d’attente et intervient dans un contexte où les parties continuent de faire état d’allégations de violations des engagements pris dans le cadre du processus de paix.
L’opérationnalisation du MCVE+ est considérée comme l’un des éléments importants du processus de Doha. La présence d’une équipe composée de représentants des parties et d’observateurs internationaux doit notamment permettre de confronter les informations recueillies sur le terrain et de documenter les éventuelles violations du cessez-le-feu.
La situation sécuritaire demeure toutefois fragile dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les accusations réciproques de violations du cessez-le-feu constituent encore un défi pour la mise en œuvre du mécanisme. Dans ce contexte, le suivi régulier des engagements et la capacité du MCVE+ à établir des constats documentés restent au cœur des enjeux du processus de paix.
John Kayumba, depuis Kinshasa