À l'issue des consultations qu'il a menées avec les confessions religieuses, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s'apprête à franchir une nouvelle étape dans le processus de dialogue national inclusif. Une ordonnance présidentielle fixant les modalités d'organisation de ces assises devrait être signée dans un bref délai afin de définir le cadre juridique et opérationnel de cette initiative. Le processus de mise en place du dialogue national inclusif en République démocratique du Congo entre dans une phase décisive. À l'issue des échanges qu'il a eus avec les représentants des confessions religieuses, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a décidé d'accélérer les préparatifs de ces concertations nationales en annonçant la prochaine signature d'une ordonnance présidentielle consacrée à leur organisation.
Selon les informations recueillies à Kinshasa, cette ordonnance précisera les modalités pratiques de la tenue du dialogue, notamment son cadre institutionnel, les principes de fonctionnement, les mécanismes de participation des différentes parties prenantes ainsi que les orientations devant guider les travaux. Cette décision constitue l'une des principales résolutions issues des consultations organisées récemment entre le chef de l'État et les responsables des principales confessions religieuses du pays. L'objectif affiché est de mettre en place un espace de concertation capable de rassembler les différentes composantes de la nation autour des défis majeurs auxquels fait face la République démocratique du Congo. Les questions liées à la sécurité dans l'Est du pays, à la cohésion nationale, à la gouvernance, aux réformes institutionnelles ainsi qu'à la consolidation de la paix figurent parmi les principaux enjeux qui pourraient être abordés au cours de ce dialogue.
Les confessions religieuses, qui jouent traditionnellement un rôle de médiation dans les grandes crises nationales, ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner ce processus afin qu'il se déroule dans un climat d'écoute, de responsabilité et de recherche du consensus. Elles estiment qu'un dialogue véritablement inclusif peut contribuer à renforcer l'unité nationale et à dégager des solutions durables aux préoccupations des Congolais.
« Les consultations avec les confessions religieuses ont permis de dégager une convergence de vues sur la nécessité de créer un cadre formel de dialogue. La future ordonnance présidentielle viendra précisément définir les règles qui encadreront ce processus afin de garantir une participation inclusive, transparente et ordonnée de l'ensemble des acteurs concernés. Notre ambition est de favoriser un dialogue qui privilégie l'intérêt supérieur de la Nation et qui puisse produire des recommandations concrètes pour renforcer la stabilité du pays. »
La prochaine signature de cette ordonnance est perçue comme une étape essentielle avant le lancement effectif des assises nationales. Elle devrait notamment préciser les responsabilités des organes chargés de préparer le dialogue, les critères de participation ainsi que les modalités d'organisation des travaux.
« Le dialogue national inclusif ne constitue pas une fin en soi, mais un instrument destiné à rapprocher les différentes sensibilités politiques, sociales et religieuses autour des défis communs de la République. Les Congolais attendent des échanges responsables, des propositions réalistes et des engagements susceptibles de consolider la paix, de préserver l'unité nationale et d'accompagner les réformes nécessaires au développement du pays. C'est dans cet esprit que les consultations se poursuivent et que les prochaines étapes seront engagées. »
Avec cette future ordonnance, les autorités congolaises entendent donner un fondement juridique clair au dialogue national inclusif et rassurer les différentes parties prenantes sur la volonté de conduire un processus structuré, transparent et ouvert à toutes les composantes de la nation. Les regards restent désormais tournés vers la présidence de la République, où la signature du texte est annoncée dans les tout prochains jours.
John Kayumba depuis Kinshasa