Dans son discours à la nation ce jeudi 27 août, le président Félix Tshisekedi a annoncé qu’il prendra, dans les prochains jours, une ordonnance présidentielle pour convoquer un dialogue national inclusif. Ce processus vise à renforcer la cohésion nationale et à trouver des solutions durables aux problèmes internes du pays.
Le chef de l’État a rappelé que le retrait complet des groupes armés étrangers des zones occupées illégalement demeure une condition préalable à l’instauration d’un climat de paix propice au dialogue. Après avoir consulté les différentes couches sociales, Félix Tshisekedi a précisé que ce dialogue ne suspendra pas le fonctionnement des institutions légalement établies.
Il ne commencera pas à Kinshasa : une vaste consultation technique sera organisée dans chaque province afin d’assurer une participation représentative.
Seules les personnes ayant renoncé à la lutte armée pourront prendre part à ce processus. Le président a insisté sur le fait que ce dialogue se tiendra exclusivement sur le territoire congolais, sous la responsabilité des Congolais, sans médiation étrangère.
Félix Tshisekedi s’est engagé à garantir l’indépendance, la sécurité et la liberté de chaque participant. Il a par ailleurs exclu l’AFC/M23 et toute personne impliquée dans des activités armées du processus.
Le président a exhorté les acteurs politiques, religieux et de la société civile à privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que des divergences jugées inutiles. Il a lancé un message particulier à la jeunesse, l’invitant à protéger l’avenir du pays qu’elle sera appelée à diriger demain.« Un dialogue sincère exige un climat de paix pour sa réussite », a déclaré Félix Tshisekedi, appelant à une mobilisation collective pour que ce processus devienne un tournant décisif dans la consolidation de la paix et de l’unité nationale.
John Kayumba, depuis Kinshasa